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" Homère et moi ".

 
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" Homère et moi ".
 MessagePosté le: Jeu 28 Nov 2013 - 19:56 Répondre en citant  
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  Neopilina
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" Homère et moi ".

- le vendredi 19 juillet 2013.

Ce n'est pas un hasard si à la fin de l'Odyssée, c'est Athéna qui a le dernier mot, " tranche ", en clair, met fin à l'Hybris, chantée lors de l'Iliade. L'Odyssée est génialement aboutie, dialectiquement, comptablement, dit, et elle n'est donc pas terminée : il y a l'olivier dont est fait le " lit " d'Ulysse et auquel il ne saurait survivre et surtout la prophétie de Tirésias. Homère a fait ce qu'il a pu, c'est criant dans l'Odyssée, lorsqu'il s'agit de quitter la Mer du Couchant ( C'est à dire en finir de prendre congé de Soi. ), du départ de chez Calypso à l'arrivée dans la grotte d'Ithaque, les difficultés se multiplient, et il faudra finalement des interventions divines et magiques pour se faire, et dix ans chez Calypso n'a rien d'une figure de style, et il a été le premier à le savoir. Homère passe le relais. Il est très clair pour nous, éléates, que la lecture psychanalytique de Kikones à Ithaque est la meilleure, que l'Objectif de l'Odyssée est la Paix a priori, ÊTRE en Paix a priori.
Le déclin des Grecs commence bien plus tôt qu'on ne peut encore l'imaginer. Ils ont regardé leur grandeur inaugurale, éminemment géométrique, leur filer entre les doigts. Pour pouvoir poursuivre efficacement, il fallait procéder au divorce entre Science et Dialectique.
Historiquement, laborieusement, empiriquement, et toujours incomplètement, surtout du coté de la philosophie, ce divorce est grandement effectif faute d'être total. Mais la Dialectique est restée dans les choux. Je vais y remédier. 

- Le vendredi 19 juillet 2013.

Le corpus homérique, j'entends par là l'Iliade et l'Odyssée, est un tout comptable, dialectique, remarquable, et, eut égard à ce que j'ai lu sur Homère et ces deux textes, c'est peut être sa seule véritable unité. Paul Mazon premier président des Belles Lettres et éditeur du texte de l'Iliade pour celles-ci est intimement convaincu qu'il y a plusieurs mains à l'oeuvre, et pour l'Odyssée, l'arrangement, la compilation, est encore plus manifeste. Ces problématiques, travaux, étant toujours d'actualité, je me garde bien de prendre position tout en m'informant aux mieux des progrès en la matière. Le dit travail comptable est particulièrement visible dans l'Odyssée, la fin de celle-ci, où l'auteur fait un récapitulatif et manifestement peine comme un fou pour terminer, pour finalement s'en remettre à l'intervention divine. Cette fin est souvent rejetée, là dessus, je suis catégorique, elle, de façon certaine, est l'oeuvre d'un ( ? ) personnage ayant en vue l'Objectif que j'ai dit.
Seul un homme peut par exemple nous " écrire " le massacre des prétendants, cette fureur froide et monstrueuse au creux de l'estomac qui crie à la boucherie.
Ceci dit, je ne privilégie la lecture psychanalytique, onirique, que pour les mésaventures dans la Mer du Couchant, qui commence avec Kikones et se termine quand les Phéaciens, peuple merveilleux de Passeurs, avec pour Dieu tutélaire le Maître de la Terre, déposent Ulysse endormi dans une petite grotte d'Ithaque. Ces péripéties dans la Mer du Couchant ressortent très bien du reste, et donc, selon moi relève de l'En-Soi.
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Dernière édition par Neopilina le Dim 1 Déc 2013 - 19:37; édité 5 fois
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 MessagePosté le: Jeu 28 Nov 2013 - 19:56  
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" Homère et moi ".
 MessagePosté le: Jeu 28 Nov 2013 - 19:58 Répondre en citant  
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  Neopilina
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- Le lundi 26 aout 2013.

Un jour j'ai écrit : " J'ai bien consenti à céder ma virginité anale à une interne des hôpitaux fort dérangée, pour ne pas dire enragée, à ce propos. Sous prétexte d'un examen. Ce n'était pas la première que la médecine pour ses propres besoins de diagnostic s'introduisait là. Ce pourquoi, je maintiens justement, a contrario, le terme de virginité anale. Je pense quelle a vite compris a posteriori que je n'étais pas dupe.
Elle doit encore se demander pourquoi.
On peut dans ce cas appliquer le rasoir d'Ockham, à savoir que " la solution d'un problème est le plus souvent la plus simple " : je suis un gentil garçon. Son cas ne me laissait pas indifférent, alors cadeau.
- " Cadeau !? " Allons, allons, jeune homme c'est un peu court ! "
- " Vous avez raison Monsieur le 6, j'y réfléchis encore ".
Et oublions le rasoir d'Ockham ! "

Et aussi : " Quant Hannibal déguste un peu de la cervelle de Ray Liotta ( J'ai oublié le nom du personnage qu'il incarne dans le film. ) encore vivant et " conscient ", défoncé à mort par le bon docteur, hébété, souriant, je sue sang et eau. Le cannibalisme est profondément dévoyé dans cette saga opportuniste. Le cannibale ne consomme pas quelque chose de quelqu'un qui le répugne, qu'il méprise, autre débat.
Je n'ai plus d'arrière-cour. J'y tiens beaucoup, à chacun d'imaginer ce que ça coute. L'un des derniers hommes de ma vie ( Formule confusionnante à dessein, je n'en suis pas, mais je n'ai absolument rien contre. ) encore vivant m'a dit un jour qu'il fallait savoir ne pas s'attarder. Je suis bon Elève, un bon petit Soldat. Ca ne se voit pas d'ici, mais j'ai le cuir bien tanné, j'ai beaucoup navigué, un vrai Héros d'endurance, très exactement comme le bon Ulysse, qui en a bavé des ronds de chapeaux pour revenir, et ce avec l'aide du Dieu, de Passeurs, sans qu'il ait encore planté sa bonne rame, explicitement dit, ça fait beaucoup, Homère a fait ce qu'il a pu et il le dit. C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent. Petit indice : et ce n'est pas pour jouer à la belote, elles aiment bien aussi, même si elles sont aussi très mauvaises perdantes !"
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C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.


Dernière édition par Neopilina le Dim 1 Déc 2013 - 00:29; édité 5 fois
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 MessagePosté le: Jeu 28 Nov 2013 - 19:59 Répondre en citant  
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- Le mardi 27 aout 2013.

Il me semble que le regard d'Homère, individu, compilateur de génie, ou collectif en phase, est déjà bien extérieur, voyons comme il considère ses Héros, les Dieux, tout.
Son regard se pose sur un univers parfaitement, scrupuleusement, clôt. Avec au centre la terre des Hommes, Mangeurs de pain, civilisés, bordée de toute part par la Mer du Couchant, ses monstres, et à chacun les siens.
Piégé par Charybde, suspendu aux branches d'un figuier, éminemment féminin à l'époque, Ulysse apercevra " les sables bleus " du fond de la Mer, alors que le pic au pied de laquelle se trouve la grotte de Skylla, crève le plafond. Tout comme les parois de l'ile de bronze de la famille incestueuse d'Eole tutoient les nuages. L'enfer de l'oedipe, déjà. Passer coute à chaque fois.
Et, même s'il ne sont qu'évoqués, Ulysse en choisissant les Ecueils, Charybde et Skylla, les évite, les Pierres du Pinacle, les Planktes, sont bien là. L'enfer du parricide, re.  Et on n'a pas évoqué les tabous alimentaires, l'oralité, les Vaches du Soleil, Lestrygons, et Cyclope. Mais Homère ne se laisse jamais réduire.
Homère, chant XII, Circé à Ulysse, traduction de Bérard, à propos de la première pierre du pinacle : " La première ne s'est jamais laissé frôler des oiseaux, même pas les timides colombes, qui vont à Zeus le père apporter l'ambroisie; mais le chauve rocher, chaque fois, en prend une que Zeus doit remplacer pour rétablir le nombre ". Circé à leur propos rappelle que seul l'Argo de Jason a passé les Planktes, avec l'aide d'Héra. Pas d'Athéna, d'Héra.
Le Monde, l'Univers, d'Homère sont parfaitement clos, circonscrits, et Uns. Le Grand Zeus lui-même y veille. Je le répète à l'envi, Homère est un très grand comptable. Il ne parle pas encore le langage propre de la philosophie, ce qui sera chose faite avec Parménide, mais c'est un très grand philosophe. Parménide d'entrée plonge la tête de la philosophie dans son aporie constitutive, ne pas savoir distinguer science de dialectique, ceci fait les éléates passent haut la main. Platon, Démocrite et Aristote nous dispensent leur remède au supplice de cette baignoire, rien de plus, même si là, clairement, Aristote fait mieux.
Les Grecs sont à la fois suffisamment conscients que le Monde est le seul monde, et suffisamment impliqués dans et par celui-ci, pour ne pas accorder plus que de droit à cette vue de l'esprit qu'est le néant, fut-elle vertigineuse, c'est sa principale consistance. Le Monde des Grecs est suffisamment consistant pour ne faire guère de place à cet épouvantail, certainement pas par faute d'intelligence. Il est beaucoup question du néant après le cogito, l'Envolée de Murailles.
Tous ceux qui sont en mesure de lire et d'entendre Parménide dans la lettre, le disent, le soulignent, quand bien même les choses seraient à la fois " belles et trompeuses ", même pour Parménide, il n'y en a pas d'autres.

Qu'apporte Platon ? Un arrière-Monde de plus, la belle affaire, il est loin d'être le premier. Je ne lui accorde même pas l'honneur, très contestable, d'avoir le premier formalisé un arrière-Monde. Le premier à avoir fait système philosophiquement ? Non : revoir le poème de Parménide. Le premier à avoir fait système en formalisant philosophiquement un arrière-Monde ? Il le semble.
Les singes, les dauphins, etc, vivent en société. Et donc pour se faire, même eux platonisent déjà.
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Dernière édition par Neopilina le Dim 1 Déc 2013 - 00:29; édité 3 fois
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 MessagePosté le: Jeu 28 Nov 2013 - 19:59 Répondre en citant  
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- Le lundi 9 septembre 2013.

En quoi Homère est fondamental dans l'apparition de ma conscience, de ma pensée ?
Parce que lors de la période la plus pénible de ma vie, qui a tout de même duré 12 ans, lors de laquelle j'ai " allégrement " et régulièrement flirté avec la folie, poussé des cris de sauvages, etc, sans parler d'un état permanent d'éreintement psychique. J'ai un temps déjeuné au whisky pur assaisonné d'une ampoule de valium, ce après quoi j'abattais sans problème mes huit heures de pelle-pioches, la " grande forme " quoi. Mon psychiatre à qui je dois la vie m'a appris que ce mélange pouvait être mortel, d'où le doute sur la nature intentionnelle du décès de Romy Schneider, entre autres, qui écrit tranquillement une lettre à son agent, sauf erreur de ma mémoire, avant de s'allonger sur la banquette. J'ai reconnu " physiquement " dans les aventures d'Ulysse dans la Mer du Couchant un pendant des miennes. La Mer du Couchant, et à chacun la Sienne, on est bien d'accord sur ce point, c'est dur, et donc, via ontogenèse, on y est donc toujours déjà. C'est dur de passer, de revenir, d'affronter Ses propres Monstres constitutifs. Dans ce texte, les péripéties dans la Mer du Couchant, IX, X, XI, XII, " tempêtes ", " tourments ", n'ont rien de figures de style, Homère n'a pas assez de mots pour nous dire à quel point Ulysse en bave, est activement malmené, éreinté.
Les difficultés du Retour sont multipliées. Et même de retour, sa quête reste fondamentalement inachevée, c'est la prophétie de Tirésias : il doit planter sa rame, le symbole de son statut de Voyageur, dans un Pays où on ignore ce qu'est une rame, où on ignore ces affres.
10 ans chez Calypso, quant on comprend qu'il est question de prendre congé de la " Relation inaugurale ", ce n'est pas trop cher payé.
Homère ne termine pas, il ne peut pas terminer, et il le dit à l'envi. Ce pourquoi j'ose dire que mon " De la Nature " in extenso est le troisème volet du triptyque homérique. M'étant identifiè à Ulysse, j'ai repris la quête en cours, et j'ai donc trouvé la Paix, c'est cela le vrai et complet " Retour ".
D'ailleurs, c'est seulement depuis que je suis sorti du Bois ! Plutôt en Forme, a priori donc !
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Dernière édition par Neopilina le Dim 1 Déc 2013 - 00:29; édité 3 fois
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 MessagePosté le: Jeu 28 Nov 2013 - 20:00 Répondre en citant  
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- Le mardi 10 septembre 2013.

J'oppose la conscience, la distance critique, la connaissance, au Sujet, suite à ontogenèse, considéré de prime abord. J'ai deux yeux, la Lune orbite autour de la Terre, et la Petite Ile, dont la fécondité est pourtant dument signalée, au large de Cyclopie, est déserte. Voilà selon moi la structure de l'individu. Ou encore un cavalier qui se réveille sur un cheval déjà au grand galop, etc.

Je n'oppose en aucun cas science et dialectique. Je creuse et dis leur différence, ce que fait déjà Parménide avec son poème en DEUX parties, texte fondateur de la philosophie parlant son propre langage, soi dit en passant. Ce sont les deux discours distincts et constitutifs, et parallèles, de la connaissance. Avec cette différence, qui va certainement de soi aujourd'hui, et encore, nos amis grecs seraient sortis de la situation aporétique où leur génie s'est démené, sans en sortir.

Une fois ce divorce pleinement entériné par la philosophe, il nous reste un Etant, Fruit du Sujet, de la " perception-réduction Idéalisante ", sur lequel doit s'abattre de facto le cogito : l'Etant est à la fois Donné ET Suspect. En reprenant le cogito, je renoue, rétablis, le Lien a priori, avec l'Extérieur, mais ce faisant, inversement, c'est le cogito qui prend la clefs des champs et s'abat sur le Monde, et donc, à chacun le Sien. Lien que brise en toute inadvertance notre bon René lors de la démarche du doute radical, d'où d'ailleurs l'ampleur de cette expérience d'ordre intime. Kant constatera très vite " l'Envolée de Murailles ". Sans pouvoir y remédier, c'est très précautionneusement et strictement au sein de celles-ci qu'il bâtira la cathédrale de cristal, parfaitement inutilisable, qu'on lui connaît. Idem pour cet autre Fruit impeccable du cogito : "L'être et le néant ". Descartes tente d'autorité de rétablir le " je suis ", a posteriori, peine perdue, on a aussi fait l'expérience de cette coquille vide. Le néant, la contingence sartrienne, sont aussi des Fruits radicaux du cogito. Mais je n'accuse pas Descartes plus que cela. Ce n'est pas de sa faute si les suivants n'ont pas été capables, au sein du fameux Poêle, de retrouver la sortie.
Les Grecs ont été mes instituteurs, Platon, Aristote, tout cela pour bien préparer le terrain à la foudre à venir, l'éléatisme.
C'est en Grec que je fais pour la première fois l'expérience du cogito. Ce fut toute ma chance. Toute ma carcasse criera au scandale, mais il y a loin de l'intuition si viscérale soit-elle, aux mots, à la formalisation : 20 ans.
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Dernière édition par Neopilina le Dim 1 Déc 2013 - 00:30; édité 3 fois
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- Le mardi 10 septembre 2013.

C'est vrai que pour un éléate, mon ontologie est très raisonnable, pas comme celle de Heidegger qui ontologise sa subjectivité en essayant de ruser, avec son " Dasein ", il nous délivre sa vision d'un monde aussi morne que lui. Un coup a rappelé que les éléates étaient d'abord des Grecs, voyaient mieux le soleil, le seul, que lui, en Grande Grèce, le Pérou quoi ! A propos du Dasein, Sartre l'épingle rubis sur ongle dans " L'être et le néant ".
L'Être c'est de quoi sont faits les Etants, et c'est nous qui le fabriquons, quand nous générons des Etants, dont le premier attribut est le fait d'advenir Un, l'Un si cher à mon vieil ami Zénon, d'Elée. Tu as vu, à la place de réduction phénoménologique, je dis " réduction-perception Idéalisante ", notes où se trouve la majuscule !
Même problème donc, avec l'Un, l'Etant, l'Être, qu'avec la nature des mathématiques. Je passe la main, je suis phénoménologiquement nul.
L'Être ne saurait en aucun cas devenir : principe de non contradiction. Et à ce degré, ça marche dans les deux sens, on ne sait plus très bien lequel induit l'autre. Et avec, l'Être et l'Etant est Un. Tu peux penser deux fois de suite à la même pomme : ça reste deux Etants distincts, et donc, quand bien même la pomme devient, scientifiquement dit, autre problème donc. Si tu entérine bien le divorce entre science et dialectique, l'univocité de l'Être, en plus de devoir être défendue, est très facilement défendable. Ce pauvre Platon avec son pseudo-parricide s'est seulement fait Prince des sophistes ! Il fallait bien continuer à penser ? Mouais. Aristote mine de rien, on est grec ou on ne l'est pas, entérinera profondément la critique éléate. Platon avec sa " physique ", ses fameux cinq éléments solides géométriques, le tétraèdre, le cube, l'octaédre, le dodécaèdre, l'icosaèdre, Voltaire dit hexaèdre au lieu d'octaèdre, mais l'animal est capable de l'avoir fait exprès pour voir si tout le monde suivait, néo-pythagorise. Je me souviens de charlots new-age qui vendaient des coffrets de solides platoniciens en cristal de roche vus par Voltaire ! C'est dommage, c'est très beau ! A moins que ça ne soit un néo-atomisme. Il ne cite JAMAIS son grand " pote " Démocrite !
Non, sérieux, ne pas jeter la pierre à ces génies : il fallait le dit divorce, point. Et on sait combien de siècles il a fallu pour se faire. Mais bon, des fois je lis des exégètes qui n'ont pas l'air d'avoir remarqué. Alors je démolis minutieusement le démolissable Sophiste. Après, a posteriori, c'est toujours facile.
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Dernière édition par Neopilina le Dim 1 Déc 2013 - 00:30; édité 3 fois
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- Le samedi 14 septembre 2013.

Avant de faire ma première expérience du cogito, à vingt et un ans ans, ce n'est rien de le dire, il m'a coupé les mains et crevé les yeux, ça fait quatre ans que je ne lis QUE des philosophes Grecs. Quelle chance.
Et avant même de lire " mon " premier " philosophe, Platon, qui suscitera pour la chose philosophique l'intérêt qu'on peut voir, je suis déjà imbibé d'Homère. Quelle chance.
Et avant de lire Homère il y a déjà un enfant qui court le Temps de la Légende, forêts et rivières, parfois en compagnie, complicité, d'un Dieu, d'une Déesse, toujours bienveillants, mais rudes aussi, Nietzsche définit ainsi l'Ami, où ontogéniquement il s'est exclu, retranché. Quelle chance ? Je déglutis. Un instant. On dira qu'oui, aujourd'hui.

La " suite ", toujours à rebours donc. Pour celui qui a toujours radicalement fréquenté la Nature, que le Dieu, et à la suite tous ses avatars, toutes ses déclinaisons, l'hypothèse que le Dieu s'en soit retranché, exclu, quand bien même ça serait pour devenir Dieu est tout simplement récusée par sa propre expérience.
Le monothéisme prétend avoir essayé, ça serait drôle si ça n'était pas tragique, à commencer pour la Nature : voyez ces saints, ces chapelles, ces calvaires, ces djins, ces mauvais oeils, ces rites, ces superstitions, etc, etc. Non, la seule chose qui a disparu derrière les Paravents de l'Histoire, des Religions, des Cultures, c'est l'Horizon premier, ultime, ça dépend du sens des pérégrinations de notre Voyageur, pour le plus grand malheur de la biosphère, c'est la Nature.
Le Dieu est là, ici, à coté. Quand bien même le grand Zeus, le plus souvent, glandouille au sommet de l'Olympe, c'est ici.
Un Dieu est toujours plus grand d'une tête que le plus grand des hommes !
Je suis tout fraichement sorti du Bois.
Et regardez la carte du Champ de Batailles : les Dieux viennent d'avancer un pion.

" Euh ... "
" Taratata ! Avances ! "
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 MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:18  
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