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six pieds sous terre...

 
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six pieds sous terre...
 MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013 - 21:21 Répondre en citant  
Message
  L'Isa
Nietzsche ta mère !


Hors ligne

Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

"Six feet under" titre original, nous plonge dans l’univers d’une famille à part.
Comment vivre en étant confronté quotidiennement à la mort ?
C’est ce que nous montre la série.
Elle raconte la manière dont la famille Fisher vit au jour le jour à Los Angeles.
Il faut savoir que la famille vit dans une maison, qui est une entreprise familiale de pompes funèbres : « Fisher and sons ».

Le premier épisode, "pilot", traduit par "la mort" dans la version française, débute par l’accident de voiture et la mort du père de famille, fauché par un bus.
Il laisse, livrés à eux-mêmes, ses trois enfants (Claire, David -Michael C Hall, qui deviendra plus tard le fameux DEXTER de la série-et Nate) et sa femme Ruth.
Ce décès inattendu survient à la veille de Noël.
La famille Fisher, comme de nombreuses familles, devait se retrouver pour fêter Noël.
La mort brutale du père va chambouler toute la vie de la famille qui va devoir, suite à ce drame familial réapprendre à se parler et à vivre ensemble.



"Six feet under" est LE chef d'œuvre télévisuel de ces dernières années, chaque épisode est traité de la manière la plus sincère possible, et interprété magistralement par chacun des acteurs.
Le créateur de la série Allan Ball avait déjà officié dans son film "American beauty" dans un registre tel que celui de "Six feet under".

Le but est de toucher les personnes en s’adressant directement à elles, en les confrontant à ce que nous offre la vie quotidiennement.

C'est une série qui touche, qui émeut, qui révolte, qui fait réfléchir et qui aime à parler de ce qui dérange
dans notre société actuelle :
mort, sexe, homosexualité, drogue, etc.
Le tabou prégnant de nos jours s’efface pour laisser place à ce besoin de communiquer, de vivre et surtout d’aimer la vie malgré tous les mauvais côtés qui l’accompagnent.

"Six feet under" aura marqué toute une génération qui vivait auprès de la famille Fischer une véritable histoire d’amour et de mort...

Créée par Alan Ball en 2001 pour la chaîne de télévision américaine HBO, évoluant sur cinq saisons pour un total de 63 épisodes,
« Six feet under » est probablement l’une de plus belles séries jamais réalisées.
Sa façon d’aborder des thèmes difficiles avec une infinie subtilité et une touchante humanité, ses qualités scénaristiques et visuelles incomparables, évoquant bien souvent le plus grand cinéma, ainsi que l’extrême cohérence qui émane de l’ensemble de sa structure narrative, en font en effet une œuvre maîtresse et majeure de la télévision du début du 21e siècle.

L’audace de son sujet principal, d’abord, force le respect pour une œuvre télévisuelle, d’habitude très formatée et soumise à certaines règles et à certains interdits.
« Six feet under » aborde ainsi très frontalement l’un des tabous majeurs de notre civilisation :

la mort.

En décrivant le quotidien d’une famille de croque-morts, les Fisher, qui vivent et évoluent dans une maison qui est également l’adresse de leur entreprise familiale de pompes funèbres, la série prend le sujet de front, sans échappatoire possible, et surtout d’une façon si simple et si naturelle que les scénarios en deviennent très vite sensibles et désarmants.
La force du feuilleton est de montrer sans cynisme ni mièvrerie que la mort est au centre de tout, puisqu’elle demeure justement la destination finale de tous, en dépit de toute notion d’origines, de classes, de richesses, de liens que l’on a pu tissés avec les autres.

« Tout doit finir » semble être le credo majeur de « Six feet under ».
Mais sa façon même d’aborder la finitude du monde, de nous rappeler nos natures mortelles que nous oublions bien trop souvent, n’amène pas seulement au constat amer ou souvent drôle de l’absurdité de la mort, mais surtout à la nécessité d’en tenir compte afin de comprendre la véritable importance de la vie et de s’interroger sur la meilleure façon de la vivre, tant qu’elle veut bien de nous.

Une série sur la mort pour mieux parler de la vie, en somme, faux paradoxe qui démontre justement que la mort et la vie doivent coexister et ne pourraient exister l’une sans l’autre !

Bien au-delà de la mort, « Six feet under » s’intéresse ainsi avant tout aux vivants et à la façon dont ils vivent avec leurs morts.

L’épisode pilote de la série commence au moment même où le père de la famille Fisher trouve la mort au volant de son corbillard.

Alors même que les Fisher sont entourés quotidiennement par la mort et sa pesanteur, on voit bien qu’ils ne sont pas pour autant mieux préparés que les autres face à l’absurdité de la mort, spécialement lorsqu’elle emporte par surprise quelqu’un qui nous est très proche et très cher.
Comme il l’est dit au détour d’un dialogue de la série, quelqu’un meurt et nous voilà plongé dans un monde parallèle, à la fois identique et totalement différent du précédent, dans lequel on est pourtant condamné à vivre désormais.
Chaque membre de la famille va ainsi devoir faire son deuil, à sa façon, et gérer les bouleversements personnels que ce décès impose à chacun.
Les personnages de « Six feet under » sont tous incroyablement réalistes et crédibles, psychologiquement très fouillés, ce qui ne les rend que plus troublants et touchants encore.
A commencer par les membres de la famille Fisher : Ruth, la mère, qui ne sait comment refaire sa vie entre de nouveaux amants et ses enfants qui n’ont plus besoin d’elle ;
Nate, le fils aîné contraint à revenir s’occuper de l’entreprise familiale qu’il avait jusque-là chercher à fuir ;
David, le cadet taciturne et effrayé qui s’avère pourtant souvent le plus responsable de tous
et Claire, la petite dernière encore étudiante, en pleine crise existentielle quant à savoir ce qu’elle doit faire de sa vie.
C’est bien simple, en moins de dix minutes au début de l’épisode pilote, Alan Ball réussit à établir le profil de personnages qui très vite deviendront pour nous des figures amicales et attachantes, qui seront comme autant de nous divisés et éclatés entre mille tiraillements.

Au fil de leurs petites aventures quotidiennes, apparemment simples ou parfois futiles, on s’aperçoit bien vite que la série sait capter avec une acuité parfaite les doutes, les désirs, les peurs, les pleurs qui constituent cette humanité de mortels que nous sommes tous… A côté de la mort, nombre d’autres sujets délicats sont abordés avec tact et intelligence : les troubles de l’adolescence et la construction de soi (avec Claire et sa bande), la liberté insouciante ou la responsabilité d’une vie de famille (à travers Nate, ou même Rico, l’embaumeur père de deux enfants), le libre arbitre, la sexualité sous ses formes diverses ou extrêmes, l’adultère, l’avortement…
Sans oublier l’homosexualité de David, dont on suit le magnifique parcours intérieur au fil de la série :
du refoulement honteux à une façon personnelle de s’assumer comme on est, de se construire au sein d’un couple, et même plus tard au sein d’une famille, puisqu’il finira par adopter des enfants avec son compagnon Keith.

On rit et on pleure en accompagnant ainsi les personnages, que l’on suit fébrilement dans leur construction psychologique et leurs choix de vie.
Tout est tellement fin, tout a l’air si vrai et si proche de nous, que l’on ne peut qu’adhérer à la teneur et à la perspective offerte par la série…
Les sentiments sont purs et « vrais », et c’est en cela que l’on peut les ressentir AVEC les personnages, par un effet d’empathie magistral et généreux…
« Six feet under » se termine comme elle a commencé : par un nouveau deuil au sein de la cellule familiale.
Mais l’ultime épisode s’ouvre sur une naissance, contrairement à tous les autres qui débutaient par la mort d’un individu, la plupart du temps celle d’un futur client pour l’entreprise funéraire…
Cette naissance s’avère force de vie et de renouveau, avant une conclusion intense et définitive de la saga : chaque personnage est au seuil d’une nouvelle vie qui commence, et alors que Claire s’apprête à partir s’installer à l’autre bout des Etats-Unis à bord de sa nouvelle voiture, la route se transforme en chemin métaphorique de la vie, laissant son compteur défiler sur presque un siècle, au rythme des morts de tous ces beaux et intenses personnages auxquels on s’était tellement attaché jusqu’alors…
Une conclusion magistrale !
Si le drame et l’émotion ne manquent jamais dans « Six feet under », l’humour demeure pourtant lui aussi assez constant, même s’il est assez noir, la plupart du temps…
La figure de l’ironie est probablement celle qui domine : ironie de la mort, surtout, qui frappe au hasard et bien souvent de façon soudaine et absurde.
Chaque épisode s’ouvre en effet sur un nouveau décès, filmé avec un décalage audacieux ou joueur, et toujours inattendu : une balle de golf ou une poubelle d’avion qui tombe malencontreusement sur une tête, un enfant qui joue avec une arme à feu, une femme qui tue un mari trop bavard avec une poêle encore chaude, un chat qui pousse un appareil électrique dans le bain d’une ex-star du porno… etc.
L’humour macabre et réjouissant est imposé dès le premier épisode, où toute une série de parodies de publicités vantant les mérites de produits funéraires vient s’insérer comme autant de transitions entre les séquences.
On ne peut enfin que s’émerveiller devant la sobriété de la réalisation de la série, d’une facture homogène malgré la grande diversité des metteurs en scène, et toujours hyper léchée et d’une grâce probablement inégalée à la télévision.
Sous la douceur et l’apparente simplicité de plans qui s’enchaînent avec fluidité, une construction plus complexe sourd peu à peu.
On assiste ainsi parfois à la mise en scène de l’intériorité même des personnages, faisant flotter l’univers de la série entre le réel et le rêve, voire le laissant glisser subtilement vers le fantastique.

Les héros dialoguent ainsi régulièrement avec leurs morts, comme si cela semblait parfaitement naturel : Fisher père apparaît d’ailleurs à de nombreuses reprises auprès des membres de sa famille, et les thanatopracteurs voient parfois ceux qu’ils embaument se redresser sous leurs yeux et leur tenir une conversation souvent utile et pleine de répercussions pour leur propre vie…

Certaines séquences permettent aussi une matérialisation toute visuelle des pensées des personnages qu’ils contiennent comme autant de frustrations en eux :
se mettre à crier devant une situation intenable, cracher ce qu’on pense à la face des gens…
Le fantasme arrive même à se faire merveilleux quand les personnages se transforment soudainement en chanteurs de comédie musicale !
La musique est d’ailleurs un autre des nombreux atouts de « Six feet under », à la fois formidable à écouter et toujours habilement choisie…
Il serait trop long de lister ainsi toutes les qualités qui font tout l'intérêt de cette série incroyable au succès inespérée !
Retenons simplement qu’elle se présente comme une « expérience » unique et magnifique dans laquelle on ne peut que s’identifier et s’impliquer profondément, tellement sont nombreux les échos que la série renvoie sur nos vies même.
La force consolatrice de « Six feet under » est en définitive un bien précieux et inestimable…


Nath, alors vraiment, ça te dit rien......... Cool

Vous souvenez vous de la zik du générique ? Cool









Voici la version tourangelle de la famille Fisher......... Cool

http://www.resonance-mag.com/dossiers/dossiers.php?val=1117_pompes+funebres…

http://www.pfassistance.fr/

Florence et son équipe, avec son fils Louis, devant l'entreprise familiale de Chambray.

Nous avons veillé Andrée Juliette, la maman de François pendant quatre jours dans la chambre funéraire "François 1ier" qui se trouve au rez-de-chaussée du bâtiment à gauche sur la photo.

Puis transportée à son "dernier domicile connu" en "Limousine funéraire" qu'on voit sur la photo, une mercedez grand luxe, entièrement automatisée pour les transferts du cercueil, c'est Florence qui conduit la Limousine pour le dernier voyage.
Le second véhicule sert uniquement à transporter les fleurs.

Voilà, un clin d'oeil à une famille formidable, qui avait déjà assuré le service aux funérailles du papa de François.

Si je meurs, (oui ok je sais que le conditionnel est inique ) j'aimerais bien que ce soit Florence et son équipe qui me prenne en charge et surtout prenne en charge mes proches et le rituel des adieux !
C'était fabuleux cette femme de tête qui ressemble à la mort avec sa grande cape sombre surmontée d'une capeline, son visage à la fois sèvère et chaleureux, son audi A7 rutilante dans la cour Mr. Green fabuleux de se sentir soutenu, guidé par une telle femme !
je vous souhaite des funérailles de la qualité de celles d'Andrée ! et à moi aussi ! Mr. Green
_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
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 MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013 - 21:21  
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