Back to the index page
  FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   S’enregistrer   Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 
Céline, le styliste de génie, l'ombre des doutes.......

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le-grand-fouillis.org Index du Forum » Discussions diverses » Art et culture pour tous ! » Littérature Sujet précédent :: Sujet suivant  
Céline, le styliste de génie, l'ombre des doutes.......
 MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 - 09:18 Répondre en citant  
Message
  L'Isa
Nietzsche ta mère !


Hors ligne

Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

A 16 heures, le 27 mai 1894, naît Louis Ferdinand Auguste DESTOUCHES, au 11 Rampe du pont à Courbevoie (Seine).


Son père, Fernand Destouches, travaille au sein d'une compagnie d'Assurances, Le Phénix, comme correspondancier depuis 1890.

Fils d'une famille de cinq enfants, une fille et quatre garçons, Fernand est né au Havre.

Auguste, son père, agrégé de l'enseignement spécial, est mort depuis 1874.
La famille Destouches, sous l'aile d'Hermance, veuve d'Auguste, est venue s'installer à Courbevoie en 1884.
C'est là que Fernand va rencontrer Marguerite Guillou, fille de Céline Guillou.
D'origine bretonne, Céline Guillou tient à Paris un commerce d'antiquités, de dentelles et porcelaines, au coin des rues de Provence et Lafayette.
Le 13 juillet 1893, Fernand et Marguerite se marient et s'installent au 11 Rampe du pont à Courbevoie.
Presque aussitôt après sa naissance, le petit Louis est placé chez une nourrice, d'abord dans l'Yonne, puis à Puteaux.
A Courbevoie, la clientèle ne se précipite pas dans le magasin de lingerie tenu par Marguerite Destouches.
En 1897, les époux Destouches décident de s'en débarrasser et emménagent au 19 rue de Babylone, à Paris.
Marguerite est contrainte de travailler dans le magasin de sa mère.
Très vite, Louis rejoint ses parents rue de Babylone (avril 1897), avant qu'ils ne s'installent au 9 rue Ganneron.
Louis est plongé au cœur de la capitale...
En 1899, Marguerite reprend un fonds d'"objets de curiosité en boutique" au 67 du Passage Choiseul, dans le deuxième arrondissement.
Louis découvre l'école communale de la rue de Louvois, située à quelques pas de la boutique de sa mère.
Ses résultats scolaires ne brillent pas comme l'attestent les commentaires du directeur de l'école :

"Enfant intelligent mais d'une paresse excessive, entretenue par la faiblesse de ses parents. Etait capable de très bien faire sous une direction ferme. Bonne instruction, éducation très relâchée".

C'est également en 1899 qu'aura lieu à Paris l'Exposition Universelle et son cortège de modernités, annonciatrice d'un vingtième siècle en mouvement.
En 1904, les Destouches déménagent dans la boutique d'en face, au 64 du Passage Choiseul.
La dentelle et les objets anciens restent leur fonds de commerce.
En décembre, la mort de Céline Guillou, mère de Marguerite et grand-mère de Louis, affecte durement l'enfant.
Son premier vrai contact avec la mort injuste date de là.
L'héritage que leur lègue Céline offre aux Destouches la possibilité d'inscrire Louis dans une école privée, l'école Saint Joseph des Tuileries en février 1905.
Le 18 mai, il fait sa première communion en l'Église Saint-Roch, puis intègre en octobre 1906 l'école communale d'Argenteuil.
Il décroche son certificat d'études primaires le 21 juin 1907.
De toute cette période, le petit Louis Destouches gardera une nostalgie certaine du petit commerce et de la difficulté à s'y faire une place.
Le Passage Choiseul marquera à jamais l'enfant, et l'écrivain Céline s'en souviendra au moment ...





Celine, l'homme, l'écrivain, reste mon modèle, j'assume tout, y compris son antisémitisme, ne nie rien des côtés sombres, des démons de l'homme-qui-n'aimait-plus-les-hommes depuis la guerre, depuis la "médecine, cette merde" comme il le dit en préambule de Mort à Crédit.


MORT À CRÉDIT :

Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste... Bientôt je serai vieux. Et ce sera enfin fini. Il est venu tant de monde dans ma chambre.
Ils ont dit bien des choses.
Ils ne m'ont pas dit grand-chose.
Ils sont partis. Ils sont devenus vieux, misérables et lents chacun dans un coin du monde.

Hier à huit heures Madame Bérenge, la concierge, est morte.
Une grande tempête s'élève de la nuit. Tout en haut, où nous sommes, la maison tremble.
C'était une douce et gentille fidèle amie. Demain on l'enterre rue des Saules. Elle était vraiment vieille, tout au bout de la vieillesse.
Je lui ai dit dès le premier jour quand elle a toussé : "Ne vous allongez surtout pas !... Restez assise dans votre lit !" Je me méfiais.
Et pus voilà... Et puis tant pis.

Je n'ai pas toujours pratiqué la médecine, cette merde. Je vais leur écrire qu'elle est morte Madame Bérenge à ceux qui m'ont connu, qui l'ont connue.
Où sont-ils ?

Je voudrais que la tempête fasse encore bien plus de boucan, que les toits s'écroulent, que le printemps ne revienne plus, que notre maison disparaisse.

Elle savait Madame Bérenge que tous les chagrins viennent dans les lettres.
Je ne sais plus à qui écrire... Tous ces gens sont loin... Ils ont changé d'âme pour mieux trahir, mieux oublier, parler d'autre chose...

Vieille Madame Bérange, son chien qui louche on le prendra, on l'emmènera...

Tout le chagrin des lettres, depuis vingt ans bientôt, s'est arrêté chez elle.
Il est là dans l'odeur de la mort récente, l'incroyable aigre goût... Il vient d'éclore... Il est là... Il rôde...
Il nous connaît, nous le connaissons à présent.
Il ne s'en ira plus jamais.
IL faut éteindre le feu dans la loge.
A qui vais-je écrire ?
Je n'ai plus personne. Plus un être pour recueillir doucement l'esprit gentil des morts... pour parler après ça plus doucement aux choses...
Courage pour soi tout seul !

Sur la fin ma vieille bignole, elle ne pouvait plus rien dire.
Elle étouffait, elle me retenait par la main... Le facteur est entré. Il l'a vue mourir. Un petit hoquet. C'est tout.
Bien des gens sont venus chez elle autrefois pour me demander. Ils sont repartis loin, très loin dans l'oubli, se chercher une âme.
Le facteur a ôté son képi.
Je pourrais moi dire toute ma haine. Je sais. Je le ferai plus tard s'ils ne reviennent pas.
J'aime mieux raconter des histoires.
J'en raconterai de telles qu'ils reviendront, exprès, pour me tuer, des quatre coins du monde.
Alors ce sera fini et je serai bien content...




Mort à crédit reste le monument que je prèfère, Louis y cause de la médecine que j'ai connu, même si y a un bon demi-siècle qui séparent nos deux "medecine de merde" c'est en lisant Mort à crédit que jai compris l'intemporalité des marchés de dupes, la médecine est le plus juteux des marchés de dupes, j'en suis pas, j'en suis plus j'en serai plus jamais.
Il décrit une par une les trahisons ordinaires, les retournements d'âmes à coup d'opportunité, il remue la merde de nos consciences, nos ptits arrangements avec la vérité, il pautage joyeusement, et c'est jubilatoire tant de lucidité acerbe, sans concession et tout y passe, les juifs comme le reste de l'humanité immonde.
Il fouille en nous, dans le pire de nous, de lui, il creuse comme une gangraine dans les chairs à vif de notre déshumanité, ça fait du boucan, ça gicle fort et ça fait un mal de chien ce bistouri plein du pus qu'il retourne dans nos tripes de lâches, d'opportunistes, et c'est pour ça que j'aime Céline au delà de toutes les fois où comme il dit "j'aurais dû me taire, j'ai pêché par orgueuil, je me suis peut-être trompé mais je ne renie rien !"
Celine et ses "..." La ponctuation même de Celine est de l'écriture, les points de suspension ont du sens, ils sont là, précisement comme une suspension de la reflexion, pour ouvrir encore plus loin plus vaste, plus profond, le champ de la reflexion du lecteur.

Il parle tantôt et plus tard il alitère, son style est unique, unique, souvent copié (Christine Angot...) jamais égalé, car c'est de son âme que venait ce style, de son inhumanité, que dis-je ! de sa déshumanité !
La guerre, la médecine, c'était trop de marché de dupes pour un seul homme......









Céline dérange parce qu'il voyait plus loin que tout le monde, sans concession, de l'autre côté des apparences, comme dans ces "entretiens avec le professeur Y"


La vérité, là, tout simplement, la librairie souffre d’une très grave crise de mévente.
Allez pas croire un seul zéro de tous ces prétendus tirages à 100000 ! 40000 ! … et même 400 exemplaires ! … attrape-gogos ! … Alas ! … Alas ! … seule la « presse du cœur »… et encore ! … se défend pas trop mal… et un peu la « série noire »… et la « blème »…
En vérité, on ne vend plus rien… c’est grave !
… le cinéma, la télévision, les articles de ménage, le scooter, l’auto à 2, 4, 6 chevaux, font un tort énorme au livre… tout « vente au tempérament », vous pensez ! et les « week-ends » ! …
et ces bonnes vacances bi ! trimensuelles ! … et les Croisières Lololulu ! … salut, petits budgets ! … voyez dettes ! … plus un fifrelin disponible ! … alors n’est-ce pas, acheter un livre ! … une roulotte ? encore !
… mais un livre ? … l’objet empruntable entre tous ! … un livre est lu, c’est entendu, par au moins vingt… vingt-cinq lecteurs… ah, si le pain ou le jambon, mettons, pouvaient aussi bien régaler, une seule tranche ! vingt… vingt-cinq consommateurs !
quelle aubaine ! … le miracle de la multiplication des pains vous laisse rêveur, mais le miracle de la multiplication des livres, et par conséquent de la gratuité du travail d’écrivain est un fait bien acquis.
Ce miracle a lieu, le plus tranquillement du monde, à la foire d’empoigne, ou avec quelques façons, par les cabinets de lecture, etc…, etc…
Dans tous les cas l’auteur fait tintin.
C’est le principal !
Il est supposé, lui, l’auteur jouir d’un solide fortune personnelle, ou d’une rente d’un très grand parti, ou d’avoir découvert (plus fort que la fusion de l’atome) le secret de vivre sans bouffer.
D’ailleurs toute personne de condition (privilégiée, gavée de dividendes) vous affirmera comme une vérité sur laquelle il n’y a pas à revenir, et sans y mettre aucune malice :
« que seule la misère libère le génie… qu’il convient que l’artiste souffre ! … et pas qu’un peu ! … et tant et plus ! … puisqu’il n’enfante que dans la douleur ! … et que la Douleur est son maître ! … » (M. Socle) … au surplus, chacun sait que la prison ne fait aucun mal à l’artiste… au contraire !



Voici un extrait d'une émission dans laquelle Fabrice Lucchini explique la manière de restituer Celine ("le problème de l'acteur c'est la restitution" dit-il.... Tout est dit sur le malentendu Céline, je crois.....) et narre quelques passages de l'arrivée à New York, du fabuleux "Voyage au bout de la nuit"

Espèrant que ça donnera envie à la Nath de découvrir cet Homme unique qu'est Le Louis :


Parasité par les commentaires des invités et de l'animateur, on peut tout de même se faire une idée de l'intensité des quatre heures de monologue de Lucchini.

Dans la première vidéo on voit Céline chez lui, à Meudon, voici une ballade du côté du 25,ter chemin des gardes, jadis empli de chiens et de chats :

http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2012/09/balade-celine-meudon-maison-…

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Lucette-ombre-et-lumiere-de-Celine-50…
Lucette Almanzor, fée qui traverse le temps dans l'ombre du grand Céline...

La bataille pour le classement de la maison de Meudon...

http://louisferdinandceline.free.fr/indexthe/almansor/confid.htm


Lucette Almanzor, l'âme de Céline :

http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20120604.OBS7410/celine-la-femme.ht…
_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
MSN Skype
Publicité
 MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 - 09:18  
Message
  Publicité




PublicitéSupprimer les publicités ?
Céline, le styliste de génie, l'ombre des doutes.......
 MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 - 09:35 Répondre en citant  
Message
  L'Isa
Nietzsche ta mère !


Hors ligne

Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

Un passage délicieux Mr. Green de la Mort à crédit, le style et le sens de la description de Céline en action :



"...On est partis au lever du jour, à peine le temps d’un café-crème… le pécule à Grand-mère… ça y est ! on l’avait à moitié flambé !…

Sur le bateau on est arrivés en avance… On était bien aux plus petites places, juste sur l’étrave…
On voyait tout l’horizon admirablement…
Je devais signaler moi le premier la côte étrangère…
Le temps n’était pas mauvais, mais quand même dès qu’on s’est éloignés un peu, qu’on a perdu de vue les phares, on a commencé à mouiller… Ça devenait une balançoire et de la vraie navigation…
Ma mère alors s’est résorbée dans l’abri pour les ceintures…
C’est elle la première qui a vomi à travers le pont et dans les troisièmes… Ça a fait le vide un instant…

« Occupe-toi de l’enfant, Auguste ! » qu’elle a eu le temps juste de glapir… y avait pas mieux pour l’excéder…

D’autres personnes alors s’y sont mises à faire des efforts inouïs… par-dessus bord et bastingages…
Dans le balancier, contre le mouvement, on dégueulait sans manière, au petit bonheur… y avait qu’un seul cabinet au coin de la coursive…
Il était déjà rempli par quatre vomitiques affalés, coincés à bras le corps… La mer gonflait à mesure…
A chaque houle, à la remontée, un bon rendu… A la descente au moins douze bien plus opulents, plus compacts…
Ma mère sa voilette, la rafale la lui arrache, trempée… elle va la plaquer sur la bouche d’une dame à l’autre extrémité… mourante de renvois… Plus de résistance !
Sur l’horizon : des confitures… la salade… le marengo… le café-crème… tout le ragoût… tout dégorge !…

A même les planches, ma mère, à genoux, s’efforce et sourit sublime, la bave lui découle…
— Tu vois qu’elle me remarque, à contre tangage… horrible…
Tu vois toi aussi Ferdinand il t’est resté sur l’estomac le thon !… nous refaisons l’effort ensemble.
Bouah !… et Bouah !…
Elle s’était trompée ! c’est les crêpes !… Je crois que je pourrais produire des frites… en me donnant plus de mal encore…
En me retournant toute la tripaille en l’extirpant là sur le pont…
J’essaye… je me démène… Je me renforce…
Un embrun féroce fonce dans la rambarde, claque, surmonte, gicle, retombe, balaye l’entre-pont…
L’écume emporte, mousse, brasse, tournoie entre nous toutes les ordures…
On en ravale…
On s’y remet…
A chaque plongée l’âme s’échappe… on la reprend à la montée dans un reflux de glaires et d’odeurs… "


Mr. Green
_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
MSN Skype
Céline, le styliste de génie, l'ombre des doutes.......
 MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 - 09:42 Répondre en citant  
Message
  L'Isa
Nietzsche ta mère !


Hors ligne

Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

Voilà un extrait de la Mort à crédit qui permets de comprendre la noirceur de Céline, tout ou presque, est dit dans cette phrase là :


"Je pourrais moi dire toute ma haine. Je sais. Je le ferai plus tard s'ils ne reviennent pas.
J'aime mieux raconter des histoires.
J'en raconterai de telles qu'ils reviendront, exprès, pour me tuer, des quatre coins du monde.
Alors ce sera fini et je serai bien content..."
_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
MSN Skype
Céline, le styliste de génie, l'ombre des doutes.......
 MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 - 12:12 Répondre en citant  
Message
  L'Isa
Nietzsche ta mère !


Hors ligne

Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

Céline écrit et chante........





l'impitoyable regard, lucide, redoutable :



"ils sont prêts à tout et quand ils boivent, ils sont encore plus lourds, c'est effrayant, des marteaux pilons, prêts à tout..."

Céline chez Desgraupes et Dumaillet :







LE spécialiste de L'Univers Célinien :




Évocation des trois pamphlets : Bagatelle pour un massacre.



Céline et Meudon :






Céline parle de Bardamu......

"je suis lyrique, donc un peu con.."

"je suis soigneur de tempérament.... je me dis s'il souffre il va être encore plus méchant que d'habitude... alors bon bin qu'il aille mieux..."

"tout le monde a une histoire, mais avoir un style ! c'est rare avoir un style, le reste n'est pas interessant, j'ai cessé d'être écrivain pour être chroniqueur, j'ai mis ma peau sur la table, et faut payer ensuite......"
"le vice de cette petite imitation de la civilisation grecque(la nôtre) c'est de vouloir faire tout très vite" (quel visionnaire déjà !)


Lucchini évoque sa passion célinienne :



Avec une justesse qui fait écho à la mienne.

Arletty, avec le passé trouble qu'on lui connait, parle de Céline en 1971 :




Meudon, de nos jours =




Très bon documentaire à voir pour saisir l'univers et l'essence même du génie :


_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
MSN Skype
Céline, le styliste de génie, l'ombre des doutes.......
 MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:10  
Message
  Contenu Sponsorisé




Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le-grand-fouillis.org Index du Forum » Littérature

Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure

Montrer les messages depuis:

  

Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group Traduction par : phpBB-fr.com
Macinscott 2 by Scott Stubblefield