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Et si Heidegger nous parlait de l'être?

 
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Et si Heidegger nous parlait de l'être?
 MessagePosté le: Mar 18 Oct 2011 - 01:41 Répondre en citant  
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  Jeanghislain
Nietzsche ta mère !


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Inscrit le: 01 Sep 2010
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Loisirs: Nietszche ta mère !

La question du sens de l'être a été posée pour la première fois par Platon et Aristote, qui considéraient de prime abord l'être comme la généralité des choses, et d'ailleurs une généralité suprême, donc indéfinissable. On passe à côté de cette question car le mot être est très utilisé sans vraiment avoir la nécessité d'éclaircir ce concept (chacun ne dit-il pas communément : « le ciel est bleu » ou : « je suis joyeux », sans se préoccuper du sens de l'être ?).

Qu'est-ce que l'être n'est pas d'abord ? Pas une chose (« un étant »). On n'arrive pourtant à l'être qu'à partir de l'étant, car l'être est l'être de l'étant. Est-ce à dire que tous les domaines des sciences qui étudient l'étant (les choses en physique, les hommes en anthropologie, les mots en philologie et leur articulation en logique) mènent à l'être ?

Peut-être qu'une voie vers l'être passe par l'étant le plus connu, c'est-à-dire, nous-mêmes (être humain ou Dasein en terminologie heideggérienne) ? Ontiquement, le Dasein est explicité par la psychologie, l'éthique, ou encore l'histoire, qui sont des affaires proprement humaines, en effet.

A propos de ce questionnement sur l'être humain, on est passé par Descartes (cogito, sum), mais sa réflexion passe plus par le cogito que par le sum. Quant à la métaphysique médiévale, elle inscrit tout simplement l'être en différenciant l'ens creatum de l'ens infinitum, raccourci qui dénote le poids d'une interprétation religieuse du concept d'être, en oubliant de centrer la question sur l'être humain et en préférant parler de Dieu.

Si nous choisissons la méthode phénoménologique, il nous faut passer par l'existence pour atteindre l'être et non pas partir de catégories ou de concepts abstraits de l'être qui généreraient tout étant. Partons donc du Dasein, si l'on veut bien me suivre. Le problème est que nous tombons dans une entente moyenne de l'être, qui n'est pas forcément la signification propre de l'être. C'est l'erreur que l'on fait quand on part d'un « je » qui expliquerait logiquement tout être humain. Car « je » ne suis qu'en devenir tout au long de mon existence et comme le disait aussi Freud, le « moi n'est pas maître dans sa propre maison ».

En disant Dasein pour être humain, l'avantage est de partir de l'être-au-monde (Da = là, au monde, présent, sein = être), de partir aussi de l'existence (« ich bin da » = je suis là, je suis présent, j'existe).

Mais comment le Dasein connaît-il le monde, avant de parvenir à l'être-au-monde ? Est-ce que le monde se compose de choses (étant-là-devant), qui existent (en soi rajouterait Kant. Sacré Kant, n'est-ce pas ? Toujours le mot pour rire). Non ! puisque le monde est connu non sur le mode abstrait de la chose mais plutôt sur un mode existentiel. Le Dasein n'est pas en effet une chose parmi les choses qui connaîtrait les choses sur le mode des catégories ou de l'en-soi. Quelle est donc la différence entre le Dasein et les étants ? C'est que nous nous servons de l'étant comme outil. Et ce qui entraîne un mode existentiel de rapport aux étants qui n'est pas abstrait (avez-vous déjà contemplé un marteau pour vous en servir ? Pas d'études bien précises en effet, juste de la pratique). Cette connaissance pratique de l'étant ne nécessite pas de savoir abstrait.

Un marteau que je considèrerais serait un étant-là-devant, mais pas totalement un étant au monde. Quelle différence ? La même qu'entre l'essence et l'existence. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas juste expliquer le monde par des structures figées (catégories) qui ne sont qu'un état particulier de l'être-au-monde. Car tout réside dans le lien « au ». Il n'y a pas d'être sans le monde et il n'y a pas de monde sans l'être.

Qu'en est-il enfin du Dasein et de son être ? Le Dasein se tient sous l'emprise de l'être-avec, et devient le « on » ou le « je », où chacun est l'autre et aucun n'est proprement lui-même. Comment le Dasein est-il lui-même ? En n'étant pas « on », en se différenciant, en étant ouvert au devenir. « Deviens ce que tu es » (Nietzsche) ou plutôt faudrait-il dire : « Sois toi toujours en devenir ». On voit là le rapport entre la vérité de l'être (être soi-même) et le Dasein.

J'ai donc considéré l'être par rapport à l'existence humaine en suivant le raisonnement de Heidegger, pour démontrer que les essences, les idées, les catégories, ne permettent l'accès qu'à un être partiel, et que si l'on part de l'existence humaine, on s'interroge plus sur la notion d'être-au-monde et d'être soi-même, et on voit le monde non pas sous un rapport figé, mais dans la perspective de l'utilisation des étants, qui ne sont plus contemplés ou disséqués mais bien mis en pratique. Ainsi l'être est la structure en devenir de l'homme et les étants sont des outils.
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 MessagePosté le: Mar 18 Oct 2011 - 01:41  
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