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Un roman de fond de tiroir 2 eme partie

 
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Un roman de fond de tiroir 2 eme partie
 MessagePosté le: Sam 13 Aoû 2011 - 04:05 Répondre en citant  
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  Wahidao


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LA DEUXIEME PARTIE EST LANCEE


BOUM BOUM BOUM
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Dernière édition par Wahidao le Lun 19 Sep 2011 - 22:38; édité 1 fois
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 MessagePosté le: Sam 13 Aoû 2011 - 04:05  
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 MessagePosté le: Sam 13 Aoû 2011 - 06:24 Répondre en citant  
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 MessagePosté le: Lun 19 Sep 2011 - 22:37 Répondre en citant  
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Chapitre 9 :



Fabricio Gattoni était penché sur les parchemins depuis plus d'une dizaine d'heures.
Ses yeux battaient la chamade.
Et il sentait que ses tempes allaient exploser, il se redressa et leva les yeux vers le plafond tout en enlevant ses lunettes.
Cela faisait un mois qu'il était sur une piste, il sentait qu'il était tout proche de quelque chose d'étonnant et c'est pour cela qu'il se tuait au travail.
Pour un historien la quarantaine passée, une telle découverte était le gage d'une notoriété internationale.
Il ne lui restait plus qu'à regrouper les informations...
Plus tôt dans la matinée il avait reçu un appel d'un collègue français à qui il avait fait appel il y a quelques semaines. Il lui avait appris quelque chose d'essentiel....
On frappa à sa porte de manière assez violente.
Il fixa la porte de sa chambre d'hôtel avec surprise.
On frappa de nouveau.
Et il se leva sourcils froncés.
Qui pouvait bien le demander ?
D'autant plus que personne n'était au courant qu'il était sur Rome et la montre affichait 5h 15 !
Il ne pris pas la peine de se chausser et se dirigea nonchalamment vers la porte.
Puis il jeta un coup d'œil à son visiteur par le Juda.
Il s'agissait d'un coursier de chez UPS.
Qu'est ce que c'était que ça ? Qui pouvait bien lui envoyer un colis dans sa chambre d'hôtel ?
Il eût quelques secondes d'hésitation … et il ouvrit... il ne savait pas encore que ça allait changer sa vie à tout jamais …

********************************************************************

2h00 plus tard un jet entrait dans l'espace aérien Français en provenance de l'Italie.

Gattoni se réveilla la tête douloureuse et les tempes tambourinantes.
Comment s' était-il retrouvé là ?
Que faisait il dans un jet ?
Beaucoup de questions pour un homme chez lequel les sédatifs commençaient petit à petit a lâcher prise.
...Il essaya de passer en revue le compartiment dans lequel il se trouvait.
Mais ça ne l'avançait guère. Il tenta donc de se lever mais le sol tournait encore un peu et il resta donc assis tentant de regarder par un hublot.
Malheureusement pour lui la vue était bloquée par un rideau gris qui semblait à première vue permanent.
Mais dans quelle sortes de jet pouvait il bien se trouver ?

**********************************************************************

La pièce était sombre, c'était une salle simple au mur gris sans fenêtre et une seule table au centre.
L'homme roux au costume noir se trouvait derrière la table.
Ses yeux bleu étaient durs.
Il pria Montagnier d'être prudent et ce dernier petit, rondelet mais l'air affuté acquiesça en un hochement de tête.
C'est alors qu'il s'apprêtait à entrer dans la pièce adjacente pour dire à l'homme qui s'y trouvait la vérité...ou du moins une partie...
Il ouvrit la porte et s'engagea...

**********************************************************************

La porte s'ouvrit et avec enfin des explications pensa Gattoni.
C' est alors qu'une hôtesse de l'air rousse aux yeux d'un marron sombre pénétra dans le compartiment en poussant un chariot repas.

- Où suis je ? Et qui êtes vous ? Lança Fabricio violemment !

Mais la femme ne sembla pas troublée du tout et poussa le chariot devant Fabricio avant de rebrousser chemin tranquillement.
Ce dernier voulu se lever pour avoir des explications mais sa tête était encore endolorie et le simple fait de se lever lui demandait un effort sur-humain !
Il sentait un sentiment de peur l'envahir petit à petit puis la peur céda sa place à la panique qui elle même provoqua chez Gattoni une réaction qui l'étonna...il cria au secours !
- Calmez vous ! Nous n'avons plus 10 ans voyons, lança une voix grave derrière lui.

Gattoni se retourna et vit une vieille femme qui le regardait souriante et très certainement amusée ! Elle n'avait pas tord tellement il devait être ridicule. La femme avait une chevelure totalement blanche et des yeux d'un marron si intense que l'on discernait mal la pupille de l'iris.

- Excusez moi madame savez vous ou l'on peut bien se trouver ?

- Dans un jet ne voyez vous donc pas ? Répondit elle en montrant de ses mains ridées la pièce.

- En effet ,dit il en se grattant la tête un peu perdu.

- Vous vous demandez comment vous êtes arrivé ici, n'est ce pas ?

- Oui ! Vous aussi vous ne le savez pas ?

- On a du nous injecté un sédatif assez violent.

Ils ne le savaient pas mais elle n'était vraiment pas loin de la vérité …

- Tâchons de comprendre pourquoi nous sommes là, poursuivi la vieille dame.

- Eh bien … euh...je ne sais pas … Que faites vous dans la vie ?

- Voyez vous cher monsieur je m'appelle Mary-Shay Stevensson, microbiologiste à l'université de Yale !

- Enchanté Madame Stevensson ! Pour ma part je suis le professeur Fabricio Gattoni Historien diplômé de la Sorbonne à Paris 1 !


Les deux se serrèrent la mains chaleureusement et échangèrent des sourires sincères.

- Nos compétences semblent être sollicitées par des gens qui ont d'important moyens et qui n'ont pas de froids aux yeux, remarqua l'italien.
- En effet mais drôle de cocktail non ? Fit elle avant de s'esclaffer.

Ce calme olympien qu'elle affichait impressionnait Fabricio ...


*********************************************************


On avait réveillé le Président Français un peu avant 5h du matin.
Il était de mauvaise humeur d'autant plus qu'il rentrait juste d'un weekend à New-York ou il devait faire un discours à l'ONU.
Vous savez ces discours dont on parle superficiellement au JT et qui sont aussi efficace qu'un parapluie au milieu d'une tempête. Quoiqu'il en soit le comité de crise de l'Élysée était en ébullition.
Ça pouvait faire penser à une gigantesque fourmilière qui se réveillait pour se préparer à la guerre.
Chacun s'affairait à ses propres tâches et les regards fatigués et plein de surprises se croisèrent .
Un hélicoptère n'allait pas tarder à l'emmener au PC de crise situé en périphérie de la ville …
L'Élysée était en train de se vider suite à la mise en place de deux plans en même temps...
Ce qui au début avait fait penser à une erreur, mais cela c'était confirmé est enclenché tout ce remue ménage.
La famille du président avait était évacué en priorité et il s'apprêtait à sortir de son bureau pour rejoindre ses collaborateurs lorsque quelqu'un entra.

_ Montagnier ? Fit le Président.

_ Oui, monsieur le Président je dois vous parler de toute urgence !

_ Nous n'avons pas de temps à perdre, dirigeons nous vers l'hélico et dites moi tout.

_ Je regrette mais c'est classé Top Secret.

_ Quelle importance cela a ?

_ C'est en rapport avec l'explosion de cette nuit.

_ Montagnier pour tout vous dire que le Directeur de la CR vienne m'annoncer qu'il en sait plus sur une explosion suspecte en plein cœur de Paris n'a rien d'extraordinaire. D'autant plus que je pense que nous pouvons en parler au PC de crise non ?

_ Je ne tiens pas à me rendre là bas... Asseyez vous, nous avons un peu de temps … Et puis un Élisée qui se vide en pleine nuit après une explosion que tout le monde prend pour un attentat ce n'est pas fait pour rassurer la populace non ?

_ Vous voulez me faire croire que vous me faites perdre mon temps pour me parler communication ? Lança furieusement le président en se levant et en tappant du poing sur son bureau.

Le Président de la République était quelqu'un de caractériel et il ne comptait pas perdre son temps de la sorte.
Mais il oubliait qu'il avait en face de lui une personne que l'autorité présidentielle n'impressionait pas du tout.
Loin de là !
Si il y avait quelqu'un dans ce pays qui pouvait se vanter d'en savoir plus sur les affaires de ce dernier que le Président c'était bien le Directeur de la CR.
Ce qui voulait dire «  communauté de Renseignement », c'était le nom donné à l'ensemble des services de Renseignements de la République Française.
Pour le grand public il s'agit de l'ensemble de différents services comme la DGSE ou encore la DST qui sont eux mêmes sous la tutelle de différents ministère.
Mais la réalité était bien plus compliqué que cela.
Cette organisation très collégiale était prédominante dans le monde jusqu'à la fin de la guerre froide.
Il y eut une véritable révolution dans le monde des services secrets.
En effet comme l'indique leur nom les services secrets leurs actions devaient êtres discrètes et efficaces.
Ce qui n'était plus le cas pour certaines grandes puissances dans les années 90.
C'est alors que dans une centaine de pays le changement fut de mise.
En France par exemple les anciens services restèrent en place pour servir seulement de façade, alors que dans le même temps se mettait en place d'autre organisations avec d'autre protagonistes !
C'est comme cela que le S.I.F ( service d'information français ) naquit.
Et bien sur il n'y avait que très peu d'hommes politiques qui étaient au courant de tout cela.
Le Président en faisait partie.
Le fonctionnement du SIF était pour ce dernier très obscur, autant dire qu'il s'agissait d'une organisation quasi-indépendante.
Si il y avait un pouvoir au dessus des autres, un homme le plus influent en France c'était bien le Directeur du SIF.

Mais la France restait une démocratie et la voie du peuple et sa volonté était porté par le Président de la République qui ne pouvait être désigné par des manigances mais par l'unique voie du peuple.
Et quoiqu'on en dise le SIF était au service de la France et des Français. C'est pourquoi que le Président de la République une fois élu pouvait se targuer d'être supérieur à Montagnier, en théorie ...
Car comme dans beaucoup de pays l'intérêt qu'il soit financier ou stratégique prévalait sur la voie du peuple.

_ Monsieur le Président, Voyons, du calme ! Fit Montagnier en levant les mains au ciel et en esquissant un sourire.

_Parlez Montagnier je n'ai pas besoin d'être assis ! Rétorqua le Président en lançant un regard noir a son vis à vis.

_ Disons que l'explosion de cette nuit n'est pas du tout d'origine terroriste.

_ Allons donc ! Et à quoi est elle dûe ?

_ Nous sommes en mesure d'affirmer qu'il s'agit d'une mission secrète du Vatican qui a mal tourné.

_ Comment ça ? C'est tout ce que nous savons ?

_ Nous avons négocié certaines compensations ne vous inquiétez pas !

Montagnier était à l'aise et ne dire que des demi-vérités ne le dérangeait pas du tout, il avait même l'habitude.
Il continua :

_ Je peux vous dire que la mission du Vatican consistait à récupérer un écrivaillon français soupçonné lui même de meurtre à Paris !

_ Ah oui et dans quel but ? Demanda le Président intrigué.

_ Nous ne le savons pas encore et nous ne voulions pas le savoir jusqu'à cette explosion qui change radicalement la donne.

_ Que voulez vous dire par là ?

_ Le Vatican voulait l'élimination de leurs agents sur places, plus celle de cette écrivain. Nous y avons dans un premier temps consentit mais les plans viennent de changer.

_ Tiens donc ! Et combien avez vous négocié la vie d'un citoyen français ? Lança le président furieux.

_ Écoutez, quoiqu'il en soit désormais nous allons tenter de les récupérer et d'éclaircir tout cela.

_ Montagnier, fit le président en le pointant du doigt. Je veux que le PC de crise s'occupe également de cette affaire.

_ Vous avez mieux à faire. Fit Montagnier avec dédain.

_ Je crains que vous n'ayez pas le choix.

_ Très bien bon courage, termina Montagnier en se retournant et en quittant la pièce. »

Ce que le président ne pu voir, c'est ce sourire qu'il avait aux lèvres en quittant la pièce …

********************************************

L'agent Ru86 était à présent dans un coupé cabriolet bleu de marque italienne... et roulait tambour battant vers la sortie du périphérique la plus proche.
Elle avait échoué.
Elle avait failli, aucun mot n'était assez fort pour désigner cette chose qu'elle voyait comme une défaite.
Mais une défaite qui lui coûterait cher.
Elle allait être très certainement mise à pied. Et cette dernière pour un agent spécial était synonyme d'élimination. Le procédé pouvait paraître barbare, mais l'assassinat des agents «  défectueux » semblait être le meilleur moyen d'éviter des fuites et de garantir une efficacité maximum.

Désormais Ru86, serait traquée par un « nettoyeur » jusqu'à ce que mort s'en suive.
Sachant cela, elle se devait de se dépêcher se dit elle.
Elle savait que celui qui l'a cherchait connaissait ses multiples identités et avait mis son téléphone sur surveillance.
C'est pourquoi elle avait détruit son mobile et se fit une coupe de cheveux inédite.
Elle s'était littéralement rasé à blanc et elle avait enlever toute lentille pour afficher ses yeux naturels...
De magnifique yeux d'un verts éclatants et inquiétant à la fois.
Elle s'était habillé en jean et en gros sweat shirt, la tenue la moins voyante pensa-elle.
Puis elle pris le soin de s'armer le plus possible en emmenant avec elle un Deringer dans chaque bretelle de son soutient gorge.
Il s'agissait d'un petit pistolet , compact, à un seul canon de calibre .41 à percussion qui pouvait facilement être dissimulé. 
Ensuite elle s'équipa d'un Desert Eagle du côté droit de son ceinturon ultra discret, avant de continuer par 4 autres Glock 17.
Ces derniers étant en céramique ils étaient indétectables au détecteurs de métaux, une très bonne chose se dit elle.
Bien évidemment elle était lourde et moins rapide mais tout de même plus rassurée.

Puis ses pensées commencèrent à entamer une valse aussi dangereuse que effrénée.
Peut-être devait elle tenter de quitter le pays ?
Ou encore même faire croire à sa mort ?
… Mais rien de cela ne pouvait aboutir à une fin heureuse pour elle pensa elle !
Elle ne pouvait tromper ses anciens employeurs ! Que pouvait elle faire ?
Puis une illumination lui vint...
Sur le moment elle se dit que c' était la chose qui lui offrirait le plus d'adrénaline avant une fin certaine !
Elle n'était pas si loin du compte !

**********************************************

Weber était toujours inconscient sur le siège arrière droit lorsque Segré sauta au coup du chauffeur du Taxi.
En deux ou trois mouvement rapides et précis il parvint à immobiliser le véhicule.
En trente secondes le chauffeur était inconscient sur le trottoir et Segré démarrait le taxi en faisant une violente embardée.
Il conduisait vite, très vite et Dan se trouvait toujours sur la banquette arrière main et jambes liées par du chatterton. Mais les cahots de la route et les changements de direction violent de Segré accélérèrent sont réveil.
Weber se sentait mal.
Ses derniers souvenirs n'étaient que des flash épisodiques et très rapides.
Il ouvrit les yeux.
Il regarda tout autour de lui mettant du temps à comprendre où il se trouvait et avec qui.
Mais une fois que la mémoire lui revînt clairement, la peur s'empara de lui.
Son rythme cardiaque s'accéléra. Segré se rendant compte du réveil de ce dernier, il stoppa la voiture sur le côté de la chaussée et se retourna le visage grave.
Il prit le soin de pointer son CZ75 vers son vis à vis.
Cette arme lui avait à de multiples reprises sauver la vie pensa t-il.
Une manufacture provenant de tchèque, au moins quelque chose qu'ils font de bien eux !

«  _ Bonsoir Monsieur Weber , lança t-il.

_ Euhh... Qui êtes vous ? …. Ou suis je ? Articula péniblement Dan.

_ Tout comme vous je suis un homme potentiellement mort... »


Dan mit du temps avant de comprendre le sens de la réponse avant de répondre :

«  _ Vous êtes … l'Église ... C'est bien ça ?

_ Je ne suis plus rien du tout. J'ai moi aussi été trahi par les miens ! Ils ont négocié notre élimination par les services Français. Nous sommes donc dans le même pétrin !

_ Humm.. Ce que je comprend pas c'est pourquoi nous sommes ensemble, si vous ne travaillez plus pour eux ?

_ Weber vous n'avez toujours pas compris apparemment … Vous êtes le dernier initié et moi au courant de toute l'affaire Nafsi qui fait tant trembler le saint-siège ! Notre élimination leur permettrait d'en finir de manière sûre et certaine et de se débarrasser une fois pour toute.

_ Oui et ?

_ Si nous parvenons à récupérer la dernière page de Nafsi nous pourrions peut être négocier quelque chose... Du moins je l'espère.
_ Et pour cela vous avez besoin de moi ? Demanda Dan qui commençait à comprendre.

_ Sachez que si le Professeur vous a choisit c'est qu'il vous estimait le seul capable ... »

Puis Weber se remémora un autre fait. Quelque chose qui le révoltait : «  Qu'avez vous fait de ma mère ! »
 
_ Écoutez a ce sujet je dois vous avouer que je ne suis pas responsable de cela et n'en sait pas plus que vous ! »

Dan tentait furieusement de se détacher pour sauter au coup de ce criminel, mais il n'y parvint pas. Il sentit son thorax se réchauffer et son cœur grossir. Ce dernier s'emplissait de chagrin et de désespoir. Pour la première fois depuis la veille il avait envie de pleurer...

«  _ Écoutez je sais que sais difficile, je ne peux rien vous garantir à propos de votre mère et de ceux de votre amie, continua Segré qui devait faire preuve de compassion et de diplomatie. Mais si vous voulez avoir une chance aussi infime soit elle de les revoir nous devons retrouver cette page. Et sachez bien que je ne suis plus votre ennemi, mais celui qui vous protégera contre des forces que vous n'imaginez même pas ! »

Segré plongea ses yeux bleux sombres dans ceux de l'écrivain. Il restèrent là durant une longue minute, un silence pesant régnant dans l'habitacle du taxi. Dan essayait de se convaincre que tout cela méritait encore un effort. Car au fond il n'avait plus envie de continuer, se jeter dans la Seine était tellement plus facile.

C'est alors que Segré l'attrapa par les épaules et le secoua violemment : «  Bon Dieu Weber, réveillez vous et agissez en homme ! »... Ce dernier le fixa avant de baisser la tête et de lâcher un «  d'accord , mais une dernière chose, vous connaissez mon nom, et vous c'est quoi le vôtre ? » ! Segré sourit cela n'avait plus d'importance maintenant :

«  Appelez moi Segré... Guy Segré ... ».

Leur destin était maintenant lié et bien plus que ne le pensait Guy.

************************************************

Le commissaire Kachkin fut une nouvelle fois réveillé à six heures du matin.

Il se leva péniblement et alla décrocher son mobile qui été resté sur son bureau.
Une pièce spartiate et sombre qui le permettait de mieux réfléchir lorsqu'il était chez lui.
D'ailleurs sa femme n'avait jamais compris comment on pouvait trouver une quelconque solution à un quelconque problème dans une pièce si austère !
Il sentait ses épaules douloureuses et sa vue brouillée par un léger brouillard.
En contournant le lit il sentit ses doigts de pied tremper dans un liquide tiède.
Il resta mobile un instant avant de baisser les yeux, il aperçut une flaque sombre au pied du lit qui coulait à partir du côté du lit de sa femme.
A cet instant ses yeux révulsèrent et il sauta sur l'interrupteur.
Lorsque la lumière fût il attrapa le drap et le releva violemment.
Des larmes gagnèrent ses yeux et il s'écroula dans la mare de sang formé tout en fixant le corps de sa femme. Puis il s'évanouit....

Elle était morte.

************************************************

Fabricio Gattoni attendait patiemment dans un bureau.
On lui avait dit qu'on viendrait le chercher pour lui expliquer la situation.
Il était toujours en compagnie de Stevensson et quatre autre scientifiques français c'étaient joint à eux.
Il s'agissait de deux microbiologistes et deux biochimistes.
Tous des hommes ! La conversation s'était engagée en anglais entre les cinq scientifiques présents et l'italien se sentait bien seul. Mais il savait pourquoi il était là, encore heureux !

C'est alors qu'un homme chauve, une grosse moustache et des lunettes sur le bout du nez entra dans la pièce en sueur.
Il balaya la pièce regardant par dessus sa monture double foyer et il lança :

«  Bonsoir tout le monde, bon, c'est l'heure suivez moi ».

Gattoni et les autres sortirent de la salle, l'italien préférant rester bon dernier de la file.
Stevensson quant à elle semblait dans son élément et plutôt de bonne humeur malgré le contexte fort singulier.
Ils traversèrent un long couloir sombre avant de déboucher sur la gauche dans une énorme salle...
Il s'agissait d'un centre de crise immense, avec des centaines de bureaux et d'ordinateurs.
Certains étaient occupés et d'autres encore vide.
Un immense écran se dressait devant tous les postes.
Ce dernier était fragmenté en plusieurs parties...
Et un chiffre rayonnait en gros en plein milieu.

Il s'agissait du chiffre : 3. Qu'est ce que tout cela signifiait ?

Puis on les fit traverser toute la salle pour accéder à une mini salle de réunion aux vitres teintées qui se trouvait sous l'écran géant. Gattoni pénétra dans ce qui ressemblait au repère du loup en dernier et y découvrais un drôle de cirque.
En effet une bonne dizaine de personnes étaient assises devant un mur télévisé. 

- Que d'écrans en une soirée !

se dit l'italien.

Puis on les fit s'asseoir.
Stevensson était à sa droite et un homme bourru visiblement mal à l'aise à sa gauche.
Un homme l'air sévère au teint mat et aux yeux bridés entra dans la pièce, fit le tour de la table et se planta là.
Surement un asiatique. Il observa chaque personne autour de la table et commença :

« _ Bonsoir. Vous vous demandez très certainement ou vous êtes ? Et surtout pourquoi ! Je vais essayer de répondre à ces questions. Nous nous trouvons quelque part en Grande Bretagne... 

_ Et exactement ? Lança furieusement une voie dans l'assemblée. Je ne sais pas pour les autres mais vous nous avez à moitié kidnappés !

_ Les circonstances nous imposaient de faire vite, désolé si vous avez été abusé

_ Le mot est faible ! S'éleva une voix fluette visiblement courroucé »

L'homme sourit et appuya sur ce qui semblait être une télécommande. Il apparut alors sur l'écran une heure. 23H34. Puis l'homme continua :
 
-A 23h34 les services la Pitié-Salpêtrière ont enregistré l'entrée d'un cas grave de ce qui ressemblait au début à un syndrome immunitaire. Vers 2h00 du matin les services de la Pitié étaient en alerte générale, en effet le patient 0 est décédé ainsi que le médecin et l'interne qui s'occupait de lui. L'alerte d'infection et la mise en quarantaine de l'hôpital a été décrété. »

Puis l'heure changea a l'écran et afficha 4h00 :
 
-A 4h00 les services français étaient en alerte. Nous avons déterminé que nous avions à faire à une maladie inconnu qui tue en moins de 5h après la contamination. Vous imaginez bien qu'il s'agit d'un danger immédiat pour toute l'humanité. Donc en collaboration avec les services secrets étrangers nous vous avons tous réunis ici ! »

C'est à ce moment que Gattoni décida d'intervenir :
 
_ Comment êtes vous au courant ? Lança l'historien en pointant un doigt accusateur vers l'asiat » .

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 MessagePosté le: Mar 20 Sep 2011 - 07:39 Répondre en citant  
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  L'Isa
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cool ! je viens lire ça quand j'ai le temps de reprendre le fil du précédent morceau !

ça va sinon Wahid ? Cool
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 MessagePosté le: Mer 21 Sep 2011 - 08:53 Répondre en citant  
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Je viens de lire, j'ai passé un bon moment malgré quelques maladresses bien ordinaires qui n'enlèvent rien à la force de l'intrigue et je suis toujours bluffée par ta capacité à mener l'intrigue d'un roman comportant autant de ressors, de personnages et de décallages de temps !

je suis vraiment certaine que c'est bon très bon, même si on ne peut par moment s'empêcher de penser à du Dan Brown, c'est carrément autre chose !

à bientôt pour le prochain chapitre !!
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 MessagePosté le: Mer 21 Sep 2011 - 21:56 Répondre en citant  
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La 3 eme année de médecine avec sont lot de fête, bouquins et nanas Wink !
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 MessagePosté le: Mer 21 Sep 2011 - 23:18 Répondre en citant  
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L'Isa a écrit:
Je viens de lire, j'ai passé un bon moment malgré quelques maladresses bien ordinaires qui n'enlèvent rien à la force de l'intrigue et je suis toujours bluffée par ta capacité à mener l'intrigue d'un roman comportant autant de ressors, de personnages et de décallages de temps !

je suis vraiment certaine que c'est bon très bon, même si on ne peut par moment s'empêcher de penser à du Dan Brown, c'est carrément autre chose !

à bientôt pour le prochain chapitre !!


C'est vraiment gentil de dire que c'est carrément autre chose... Smile
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 MessagePosté le: Jeu 22 Sep 2011 - 10:24 Répondre en citant  
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gentil ché pas, mais c'est mon ressenti, alors la suite ??????? entre deux éval ?

bon courage pour la suite !
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 MessagePosté le: Dim 25 Sep 2011 - 12:54 Répondre en citant  
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Chapitre 10



Les grandes manœuvres des militaires avaient commencer vers 4h00 du matin. Une quarantaine sur Paris intra-Muros avait été décrété … 2 brigades de l'armée de Terre c'était chargées d'établir de gigantesque barrage pour empêcher une fuites des résidents. Le Président c'était exprimé à la télévision expliquant que l'heure était grave et invitant tous les Parisiens à rester chez eux ou à l'hôtel … Le Chef de l'état c'était voulu rassurant et affirmait qu'une solution allait sûrement être trouvée d'ici la fin de semaine. Ce à quoi il ne croyait pas une seule seconde. 3 Brigades d'appuis spécialisées était là pour empêcher une fuite par les égouts ou les catacombes . L'armée de l'air avait bouclée le secteur aérien. Paris était devenu une gigantesque prison à ciel ouvert.
Segré était garé à l'intersection de la rue de la convention et rue de Vaugirard. Il venait d'éteindre la radio du taxi et il ferma les yeux lentement. Ce n'était pas possible ! Une quarantaine ! La loi Martiale ! Ce fameux article 16 ! Cela faisait trop d'un coup. Weber assis côté passager leva les yeux au ciel avant de jeter «  Ah bah Bravo, c'est ma soirée ! ». Segré se surprit à sourire, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vécu pareil sensations.
«  _ Bon on fait quoi maintenant ? Demanda Dan.
_ Il faut que l'on trouve un endroit tranquille pour réfléchir. Le vieux Professeur vous a certainement donné des indices que vous avez raté, suivez moi ! ».
Segré sortit de la voiture.
«  _ On fait quoi de lui ? Lança l'écrivain en montrant Martin sur la banquette arrière. »
Segré marcha jusqu'au trottoir opposé et répondit : « 
_ Rejoignez moi monsieur Weber ! »
Ce que fit Dan machinalement comme désespéré. Lorsqu'il eut traversé il sentit un souffle violent sur sa nuque. Il baissa la tête par réflexe. Puis il se retourna et vit le taxi dans lequel il se trouvait il y a 30 secondes en flammes. Il écarquilla les yeux et lança un regard alarmé à Segré.
«  _ Ne vous inquiétez pas Monsieur Weber ce n'est que moi »
Segré était tout sourire !
«  _ Les chose sérieuses commencent, continua Guy.
_ Comment ça ?
_ N'avez vous pas entendu la radio ? Tout ce qui reste c'est la loi des armes ! »

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Le Président était dans une salle de conférence improvisé sommes toute assez spartiate. A sa droite le Président américain. Un homme grand, le teint mate, d'origine Haïtienne..bref le genre de type plein de diplômes des plus prestigieuses universités américaines. Le genre de candidats pour qui l'on vote en partit pour ce qu'il est et non pas pour ce qu'il veut faire. A la gauche du Président il y avait le 1er ministre Britannique. Un vrai cinglé pensa le Président !
Tous les « puissants » du globe prêtaient une oreille plus qu'attentive au résumé de la situation fait par le chef des opérations sur place, le général DuBreuil.  « 
_ Nous avons placé Paris en quarantaine. Nous sommes déterminé à la faire respecté coûte que coûte. Les scientifiques ont commencé à travailler sur le problème. Il y a pour l'instant deux thèses. La première purement scientifique nous mène vers le fait que c'est un virus qui n'est pas issu d'une souche connu de ce fait il nous faudra des mois voire des années pour réussir à le contrer efficacement... »
Un mal-aise s'installa dans la salles. Les chefs-d'états n'osaient plus se regarder mais tous savaient que l'heure était dramatique. «
_ L'autre option est plus ...obscure dira t'on. Mais je vous prie de bien vouloir écouter le Professeur Gattoni ici présent il va vous expliquer. »
Fabricio entra dans la pièce en adressant des sourires gênés et polis à la fois à des gens qu'il n'avait vu qu'a la télé.

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Segré c'était dirigé vers l'entrée d'un immeuble situé un petit plus loin du taxi toujours en flammes. Il s'agissait de l'intersection de la rue de Vaugirard et rue de Langeac. Il faisait frais, très frais... Weber grelotait. Il se sentait faible, vulnérable. Il était une proie dans un monde dont il ne soupçonnais même pas l'existence il y a de ça 48 heures.
Les deux hommes empruntèrent un escalier étroit jusqu'aux mansardes au 6 ème étages. Segré savait ou il allait. Surement une de leur planque ! C'est alors que ce derniers dégaina son arme et donna un puissant coup de crosse à une porte au bout du couloir. La serrure résista. Le Corse donna alors un puissant coup de pied et la porta cèda dans un bruit sourd et violent. Son Borsalino, troué par la balle qu'avait reçu martin et qu'il avait récupéré de justesse, était de travers et il le remis en place.
«  _ Mais qu'est ce que vous faites ? Il y a peut être des gens qui habitent ici ! Gronda Dan.
_ A la fenêtre !
_ Quoi à la fenêtre ?
_ C'est un studio à louer !
_ Ce qui nous donne le droit de forcer la serrure ?
_ Si vous voulez que les voisins nous remarque Weber on peut continuer aussi longtemps que vous le désirez, mais je vous rappelle que l'on a du boulot ! »
Weber souffla et entra dans la studio désespérément vide et sombre. « Désolé  de vous...»...Puis il s'écroula....

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Le soleil commençait à pointer le bout de son nez, lorsqu'une jeep s'arrêta en haut d'une dune. Le désert se réveillait petit à petit. Ou plutôt il se préparait à affronter la terrible chaleur qu'il y régnait de 7h à 21h ! L' homme roux sortit de la jeep. Il avait opter pour un costume avec un petit gilet d'une célèbre marque de luxe italienne. Sa cravatte orange s'assortit à merveille avec ses cheveux.
Un nuage de sable s'élevait à l'horizon. Il se rapprochait assez rapidement et en 30 secondes un pick-up suzuki s'arrêta à quelques mètres de l'homme roux, deux bédouins mauritaniens en descendirent.
«  _ Que la paix soit sur vous, lança le roux dans un arabe parfait...
_ Que la paix soit sur toi, lui répondirent ses vis à vis en chœur.
_ J'ai ce dont vous avez besoin. Et vous ?
_ Bien sur !
_ Très bien, cela se trouve dans le coffre de la jeep derrière moi !
_ Va lui chercher son matériel, ordonna un des deux mauritaniens à son compatriotes. J'ai une question tout de même.
_ Allez-y !
_ Pourquoi faites vous ça ?
_ Cher amis ! Vous devez comprendre une chose. Sur cette terre on a toujours un supérieur.... »
L'Homme roux sourit, mit des lunettes de soleil et remonta dans la Jeep.

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3 mois plutôt, Cambridge, Massachusetts

Le Memorial Hall d'Harvard était bondé, le vieux parquet pimpant accueillais la fine fleur de la biologie et de la microbiologie humaine. Des professeurs d'universités pour la plupart assis discutaient dans un brouhahaha d'écoliers. Toutes les chaises en bois étaient tournées du côté de la statue d'Abraham Lincoln situé au fond de la grande salle. Elles étaient étonnement confortables.
Mary-Shay Stevensson était seule, et elle profitait de l'occasion pour admirer la magnifique architecture de l'historique bâtisse dans laquelle ils se trouvaient. Une charpente en bois d'époque et d'imposants chandeliers princiers. Il y avait aussi les magnifiques vitraux colorés. Un édifice à la hauteur de l'université, pensa la scientifique ; rien d'étonnant quand on sait que la dotation de cette dernière est estimé à 25 milliards de dollars ! .Mais elle n'oubliait tout de même pas d'ou elle venait, Yale ! Et la concurrence entre prestigieuses universités de l'Ivy league était toujours d'actualité. Cela fit sourire la septuagénaire.
Elle avait reçu l'invitation à la conférence annuel de la virologie humaine, ou la CAHV dans le jargon des habitués. Le monde de la virologie était à l'aube d'une des plus grandes évolutions des compétences humaines en la matières. Et ceux grâce aux avancées majeurs dans plusieurs domaines. En 2009 , c'est à dire l'an passé un ensemble d'équipe un peu partout dans le monde à commencer à fanfaronner, déclarant avoir réussi à créer un génome totalement artificiel. Si on y soustrait les savants fou et les savants mythomanes, 3 équipes, deux américaines et une japonaise y était parvenus. Les perspectives étaient immenses. Tout le monde commençait déjà à imaginer des cellules totalement synthétiques... Et de ce fait des virus, et ainsi des armes d'une nouvelle génération plus destructive que n'importe quelles autres !
Martin quant à lui se tenait à l'entrée de la salle. Il observait avec attention l'audience. C'est alors qu'il vit ce pourquoi il été venu. Il détacha les boutons de sa canadienne noire et enleva son écharpe rouge. Il se mis à l'aise et s'asseyait près d'elle. Il lui adressa un sourire courtois avant de s'exclamer : « 
_ Oh non je rêve ! Mais vous êtes Madame Stevensson ?! Lança t'il dans un anglais académique.
_ Non vous ne rêver pas jeune homme , lui rendit-elle aimablement, mais puis je savoir qui vous, en le regardant avec insistance, vous êtes ?
_ Je peux vous assurer que par à rapport à vous je ne suis personnes ! »
Martin eut un grand sourire, comme pour mettre à l'aise son interlocutrice.
«  _ Non plaisanterie mis à part je me présente, mon nom est Sam Thoringthon et je suis un conseiller, reprit-il.
_ Voyez-vous ça, et puis je savoir monsieur thoringthon qui vous conseillez ?
_ Un grand groupe pharmaceutique dont vous connaissez très certainement déjà le nom
_ Vous travaillez pour des rapaces, le saviez-vous ? »
Mary-Shay Stevensson détestait tout ce qui approchait au labos Pharmaceutiques, ils n'étaient intéressés que par les profits et se foutait pas mal de la santé des gens. Lorsque son mari en 1994 appris qu'il était atteint d'un grave cancer des poumons un de leur représentant lui avait affirmer qu'il pouvait quelque chose pour lui ! Après 6 mois de traitement pénible et d'aller retour à Détroit son défunt mari s'était éteint. Elle n'oubliera très certainement jamais à quel point la fin de sa vie avait été terrible, comme plongé dans les limbes.
_ Je suis un mercenaire du savoir pour tous vous dire !
_ Jeune homme gardez votre sourire pour celles de vôtre âge. Mais dites moi Thorington d'où venez vous ? Demanda Mary-Shay.
_ J'ai grandi à La Paz au Pérou dans une institution anglaise. »
Martin, Thorington ou bien Sam mit la main à la poche et sortit son téléphone. Il se leva et s'éloigna pour parler.
A la fin de la conférence il n'était toujours pas revenu. Sa canadienne, son écharpe et sa serviette était là et Mary-Shay les pris en se disant que durant les 4 jours à venir elle allait très certainement bien le croiser quelque part dans la conférence. Mais le derniers jours arriva et elle s'apprêtait à déposer ces affaires à l'organisation de l'université lorsque un homme surgit de nulle part et lui arracha son sac à main alors quelle marchait dans le mémorable campus ! Elle cria à l'aide longtemps, très longtemps mais rien n'y fait personne ne vint à son secours. Même pas un aimable étudiant ! Les temps avaient changés ! La rage montait en elle ! Elle y avait tout dans son sac à main, son téléphone, ses papiers et surtout son passe d'entrée aux conférences. Qu'allait elle faire ?
Puis elle repensa à la serviette de Thorington. Son pass d'entrée devait bien s'y trouver ! Et puis c'était pour pouvoir rentrer et la rendre à l'organisation. Rien de mal finalement. Elle l'ouvrit et ce qui s'y trouvait lui fit froncer les sourcils...

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«  _ On ne peut rien faire, on est coincé ici, expliquait Roussel à Kachkin. Allumez votre télévision et mettez n'importe quelle chaîne. »
Ce que fit le commissaire divisionnaire. Puis s'en suit un long silence, ou Andrei écouta attentivement les flash-infos qui se succédaient sans discontinué.
«  _ Merde.
_Comme vous dites.
_ Et qu'elles ont été les consignes pour nous ? Demanda Kachkin.
_ Rien, nous n'avons plus aucune autorité, l'armée s'occupe de tout !
_ Et Bien pourquoi ne rentrez vous pas chez vous ?
_ Tous ceux qui habitent à l'extérieur des murs de la ville sont consignés ici. Ils veulent limiter les déplacement. Et des blindés commencent à circuler dans les rues. On ne peut rien pour votre femme désolé. 
_ Roussel j'arrive !
_ Non attendez c'est peut être dangereux... »
Mais son interlocuteur avait raccroché.

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Weber ouvrit les yeux péniblement. Il avait la terrible impression que son cerveau n'était que bouilli, ou que le plus barbare des tortionnaires c'était amusé avec ! Quoiqu'il en soit il se trouvait toujours dans le petit studio ou on l'avait assommé. Segré gisait près de lui, visiblement lui aussi sévèrement amoché. Son cuir chevelu saignait. L'écrivain entreprit de se lever afin d'aller aux nouvelles. « 
_ Segré ! Segré ! Fit il en secouant se dernier. »
Mais rien ne parvint à le réveiller. Dan se coucha sur le sol froid et entreprit de contempler le plafond. Il se surpris à penser aux héros. Vous savez ces hommes qui écrivent l'histoire. Il se dit qu'il n'en était pas un et que toute cette affaire était une erreur de casting. Puis il pensa aux guerres. Il suffit de peu de chose. Un souffle, pour qu'elles basculent. Puis son esprit dériva vers l'organisation. Mais qu'est ce donc cela ? Il se dit que si le système des hommes ne reposait pas sur autant peu de personne peut être que la société serait plus solide, et que le sort de millions d'âmes ne se décideraient pas comme l'issue d'une partie au texas hold'em poker ! Après tout divaguer, rêver et avoir un esprit aussi vacant que le sien commençait à exaspérer Weber. Il devait se ressaisir et agir. « 
_ Merde. »
Segré surgit de sa torpeur comme un loup blessé. C'est alors que le canon d'une arme que l'écrivain trouva étonnement imposante pour une arme de poing sortit de l'ombre. L'agent RU86 trapu dans un coin du studio fit son apparition.
«  _ Tout devait nous mener ici, dit la femme chauve qui tenait le DesertEagle. »

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Si Si ...
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Un roman de fond de tiroir 2 eme partie
 MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:50  
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