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Contes de la médiocrité ordinaire

 
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Contes de la médiocrité ordinaire
 MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 11:05 Répondre en citant  
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  L'Isa
Nietzsche ta mère !


Hors ligne

Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

Portraits, extraits du "conte de la médiocrité ordinaire......." écrit entre mars et décembre 1998, en atelier d'écriture.


S T U P I D I O T E S E T I M B E C O N S
( ou une certaine idée de l’infini )





Dans l’empire des Imbébêtes de somme,

les Débilmous sont maîtres comme,

au royaume des Sottes- catins,

les Imbéfolles sont reines de rien.

Sous les dynasties Stupidiotes,

les Imbécons sont esclaves comme,

au sein du clan des Flatugornes,

les Flagorlants sont valets de fiottes.

Dans la caste à fiottes des Sordignobles,

les Cancrignares sont vils comme,

aux colonies d’engeances connes,

les Nimbéciles sont serfs de Reptignobles.


IL1998



L A V I E I L L E
(Ministre de l’Inférieur aux Colonies d’Engeances Connes)




Quand elle parle, ou plutôt quand elle persifle des sons,

un gouatron tout mou et tout rond fait des bonds,

sautillant sous un tout petit vilain menton.

Roulant derrière des lorgnons tout ronds,

lorgnent deux billes fades et marrons.

Quand elle rit, ou plutôt quand elle grimace,

une lèvre chétive remonte sous un nez farce,

très gros, tout rouge comme la vinasse.

L’autre lèvre cache des dents couleur mélasse.

Quand elle aguiche, ou plutôt quand elle flagorne,

passe une main fripée, dans une tignasse grise et morne,

et une répugnante limace lèche les babines de cette trogne.

Quand elle marche, ou plutôt quand elle traîne,

les rondeurs flasques d’une pitoyable cinquantaine,

épaules tombantes et bras ballants trahissent une misérable solitude.

IL1998

LE PORC AUX YEUX DE SERPENT

Celui- là sourit béatement tout le temps.

La bouche grande ouverte sur de grandes dents,

confesse la misérable trempe d’un flagornant.

Au fond des orbites, gisent deux petits yeux méchants,

si rapprochés et si petits, qu’on dirait ceux d’un serpent.

Il ne marche point, il rampe et se faufile en silence.

Il ne mange point, il gobe et rit de ses flatulences ;

éructe bruyamment, ses mains grasses frottant sa panse ;

renifle, essuie son groin, et file aux lieux d’aisance ;

ne s’assoit point, mais vautre les fondements,

mous et sales du primate dont il a des relents ;

ne parle point, mais siffle mieux que le serpent ;

ne vit point, mais de fantasmes sphinctériens

en pulsions sadiques, le néant n’est rien,

face à cette authentique bêtise de saurien.

IL1998


S O T T E - M E N U E
(Reléguée au Ministère des Flagorneries et de l’Inculture du Royaume des Imbéfolles)


Sotte-Menue trotte, si seule et si sotte.

De petits bonds furtifs en sautillements chétifs,

le petit animal gravit en grand mal

les marches, et se cache, si âme se fâche.

Sotte-Menue trotte, si preste et si toc.

De petits cris aigus en petite vie exiguë,

la petite bête plastronne à la fête :

Turlututu chapeau pointu !

Sotte-Menue trotte, si veule et si fiotte.

De mensonges en blablas, songe qu’elle brillera

au bal des Nulles, sales sous le tulle :

flagorneries ovines, parfumerie de latrines.

Sotte-Menue trotte, simule et sifflote.

De bêtise en niaiserie, l’incisive à mièvrerie

débroussaille, et mène le sot bétail

à la vallée des aliénés.




IL1998




S E R P I E T T E
(Paillasson et Lavette Royale de l’Empire des Flatugornes)






Serpiette n’a pas la langue pointue,

simplement et plutôt très fourchue.

Mère Nature a fait ce qu’elle a pu.

Il faut croire qu’elle est parfois bien lasse,

donnant peau blette pleine de taches.

Mère Nature n’est pas toujours très sage,

éructant tel répugnant visage.

Serpiette n’est point futée,

simplement et plutôt bornée.

Mère Nature est quelquefois fâchée.

Il faut croire qu’elle est parfois bien sévère,

flanquant cervelle de ver de terre.

Mère Nature n’est pas toujours très fière,

vomissant telle niaise commère.

Serpiette n’est point brillante,

simplement et plutôt elle rampe

IL1998




L A B E T E D E S O M M E E N C O L B L A N C
(Imbécon servile de l’Empire des Imbêbêtes de Somme)







Une sale bobine sombre et ronde !

Et ce quelque chose, ce presque rien,

au fond des yeux, de jeune bovin.

Une lenteur bovine qui gronde.

Mais le boeuf s’est endimanché !

Métal doré brille aux sabots,

col blanc trône au garrot.

Mais ses souliers sont tout crottés !

Le joug blesse les chairs molles !

La charrue laboure la bêtise

qui colle aux sabots qu’elle enlise.

Le fouet claque, la bête tient son rôle !

Un ciel si bas sur un si morne champ !

Et ce quelque chose, ce presque rien,

à l’horizon, d’avenir bovin.

Moins qu’une bête, point d’âme sous le col blanc.


IL1998
_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
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 MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 11:05  
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