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Clovis Trouille...
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le-grand-fouillis.org Index du Forum » Discussions diverses » Art et culture pour tous ! » Peinture Sujet précédent :: Sujet suivant  
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 09:27 Répondre en citant  
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  L'Isa
Nietzsche ta mère !


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Inscrit le: 17 Fév 2009
Messages: 44 364
situation virtuelle: Moi aussi j'ai un booooo chapeau ! pfff !
Féminin Taureau (20avr-20mai)
grade: fée railleuse de Vaujours

ah ! Roucoule ! je l'ai trouvé ton peintre !



http://www.clovistrouille.com/



je suis vraiment enchantée par son univers......







_________________
"Et si le bobo enrichi était plus nocif que l'uranium appauvri ?"
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 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 09:27  
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PublicitéSupprimer les publicités ?
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 11:17 Répondre en citant  
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  morticia
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Ah oui!!! C'est space comme j'aime! Okay
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 11:30 Répondre en citant  
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  Grumpythedwarf
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Adorable !
J'en veux un dans mon séjour !
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 13:23 Répondre en citant  
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  morticia
Invité


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Mort de Rire C'est vrai que pour afficher, faut oser!
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 15:24 Répondre en citant  
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  roucoule
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Ah l'isa, je t'avais pas oublié, je préparais même un petit topo à son sujet et orange a merdouillé pendant deux jours....

Je l'adore aussi tu penses bien, gros coup de coeur !
Et l'artiste est du même acabit que ses toiles Laughing

Promis, je poste ça ce week-end Cool
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Sam 19 Fév 2011 - 20:22 Répondre en citant  
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  Alligator 427
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Mossieur Trouille, je suis un inconditionel!
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Dim 20 Fév 2011 - 08:28 Répondre en citant  
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  Cyan
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Beaucoup de légèreté, de l'insolence, d'humour, d'intelligence dans la provocation. On ne sent aucune violence agressive de tentative d'imposition d'idéologie. Une proposition de sourire...

J'aime bien aussi.
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Lun 21 Fév 2011 - 11:50 Répondre en citant  
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  Citrouille
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Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Lun 21 Fév 2011 - 13:25 Répondre en citant  
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  Alligator 427
Invité


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Citrouille a écrit:
Citrouille ?


le chauve sourit, smashing Djul!
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Lun 21 Fév 2011 - 22:47 Répondre en citant  
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  roucoule
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Citrouille a écrit:
Citrouille ?


Non trouille
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Lun 21 Fév 2011 - 22:50 Répondre en citant  
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  roucoule
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CLOVIS TROUILLE
De son presque vrai nom Camille Clovis Trouille
né le 24.10.1889 et dcd le 24.09.1975

Dans son atelier vers 1900 :

Pour vous situer le bonhomme :
Ses citations :

"Il est vrai que je n'ai jamais travaillé en vue d'obtenir un grand prix à une biennale de Venise quelconque, mais bien plutôt pour mériter dix ans de prison et c'est ce qui me paraît le plus intéressant".
"J'ai toujours été contre l'imposture des religions. Est-ce en peignant la cathédrale d'Amiens que j'ai pris conscience de tout ce music-hall ?"
Raymond Charmet et Clovis Trouille, éd. Filipacchi, 1972
Il disait : "Je suis un peintre du dimanche, je ne suis pas un artiste".
C’est la guerre de 14-18 qui va faire de ce diplômé des Beaux-Arts d’Amiens un « révolté, un anarchiste » qui n’aura de cesse de dénoncer dans sa peinture « le système de collusion entre l’Armée, l’Eglise et l’Etat » . Rigoureux et intransigeant, pour ne pas lui-même être amené à transiger avec le système – en l’occurrence le marché de l’art – et pouvoir vivre de sa peinture, Clovis Trouille a exercé toute sa vie un métier qui lui a permis de conserver son indépendance.

Il y a trois ans, une exposition à Amiens a mis Clovis Trouille à la mode. Depuis lors, il est désormais possible de trouver notamment sur le net, des informations sur ce peintre dont le poète Ghérassim Luca disait qu’il était "celui qui a réussi à planter entre les cuisses du Douanier Rousseau une paire de couilles géantes".

Auteur d'environ 120 tableaux, Clovis Trouille aborde sous différentes formes ses thèmes favoris que sont l'érotisme, la mort, la religion, la patrie, dans une recherche iconoclaste et parodique, et une critique parfois violente de la société.
Peintre libre, iconoclaste, antimilitariste, anticlérical, anarchiste, provocateur, rebelle et cultivé. Découvert par Salvador Dali et Louis Aragon.
Peu connu car il n'a jamais recherché les honneurs ou la gloire. Son indépendance et sa marginalité lui vaudront d’être oublié des critiques d’art comme du public. Sa seule exposition, en 1963 à Galerie Raymond Cordier, sera interdite aux moins de 18 ans et... aux plus de 70 ans.
Il n'a participé à aucune exposition autres qu'à quelques unes du Salon des Indépendants.



Clovistrouille
envoyé par u-prod. - Regardez plus de vidéos sexy.

Des évêques en porte-jarretelle, des femmes fatales qui téléphonent dans des cimetières, des nonnes cloîtrées laissent parler leurs corps. Sa peinture aux couleurs vives exalte la liberté de penser et donc, la liberté de baiser.
Il peint la jouissance de la vie.

"Religieuse italienne fumant la cigarette", 1944



"Dialogue au Carmel",1944

Quand Clovis Trouille peint des braquemarts, des culs, des dards, des seins, des fesses, des coucheries, des enculades et d’autres joyeusetés de bordel ou de monastère, ce n’est pas le sexe qu’il représente, c’est avant tout l’énergie vitale, infatigable, irrésistible d’un véritable libertin, “libertaire” :
En athée fervent, Clovis Trouille invite à partager la joie qu’il y a d’être en vie, ici et maintenant.

"Le confessionnal"


"Stigma Diaboli", 1960


pas de titre... Embarassed

Ses toiles s’intitulent -avec parfois de truculents jeux de mots- L’immenculée conception, Adoration du bouc ou O ! Calcutta ! Calcutta ! titre calembour (prononcez “quel cul t’as, quel cul t’as”)… dont s’inspirera en 1969, Kenneth Tynan qui désire reprendre le titre de ce tableau pour une revue érotique d’avant-garde à Broadway. La toile sera reproduite sur le rideau de la scène et l’artiste touchera de confortables royalties.


Grand admirateur de Sade, on retrouve certains clins d'oeil au marquis dans certaines de ses toiles :


Revendiquant ses influences de la Renaissance, Clovis Trouille disait qu'il n'y avait pas eu de grands peintres entre Léonard de Vinci et lui, que Max Ernst et Miro n'étaient que des "barbouilleurs" Laughing

Très traumatisé par la Première Guerre mondiale qui l'arrache à ses études d'arts plastiques qu'il ne reprendra plus.... révolté par cette boucherie qui a bousillé trop de vies, d'où sa haine de l'establishment.



Ecole des beaux-Arts d'Amiens puis peintre illustrateur pour des journaux régionaux. En 1907, sa toile impressionniste "paysage au vieux mur" le fait remarquer.
La même année, "Palais des Merveilles" illustrant une fête foraine, présente des femmes aux déshabillés plus que suggestifs.
Là, démarre son goût pour l'érotisme et la provocation.

"Palais des Merveilles"


Il s'installe à Paris en 1920 et devient maquilleur-retoucheur dans une fabrique de mannequins en cire pour vitrines de magasins.

têtes de mannequins peintes par Clovis Trouille

Un métier peu banal qui consistait à peindre des carnations, rehausser des maquillages, dessiner des arcades sourcilières, des grains de beauté, des pointes de sein … Un métier qui lui procurait beaucoup de plaisir et lui a permis à la fois de vivre son érotisme au quotidien et d’exprimer son souci d’extrême précision qu’on retrouve dans sa peinture. Il y reste 35 ans.

C'est en 1930 lors d'une exposition, qu'il est remarqué par les surréalistes André Breton, Dali et Aragon pour une toile emblématique "Remembrance" qui met en scène un cardinal dont le manteau pourpre s’ouvre sur des jambes de femme avec porte-jarretelles et bas noirs tandis qu’un académicien reçoit en pleine figure le pet d’un animal. Au premier plan du tableau, des squelettes de soldats en uniforme serrent dans leurs bras un lapin au pied d’une croix de bois portant comme seule inscription 1914-1918, la sale guerre où ils se sont fait tirer «comme des lapins». Et c’est au prix de furieuses contorsions que la République détourne de sa vue la pluie de médailles qu’elle déverse du ciel…

"Remembrance"

Le tout dans des couleurs vives – comme la plupart de ses tableaux – avec des contours précis et un grand soin dans le rendu des matières. L’artiste dit lui-même de cette œuvre qu’elle est « un exutoire personnel provenant du traumatisme de la guerre de 14-18 ». Une guerre après laquelle, dit-il, « je n’ai pu peindre comme au temps où j’étais un grand peintre ». Celui qui se définit pourtant comme un peintre du dimanche.
Puis il se rapproche des surréalistes, tout en travaillant de manière très solitaire. Bien que signataire de tracts surréalistes en 1948, 1949 et 1951, Clovis Trouille n'a participé que de manière périodique à l'activité du groupe.

Très apprécié par André Breton qui voit en lui «le grand maître du tout est permis» et lui proposera de faire une exposition de ses œuvres dans sa galerie. Clovis Trouille, fidèle à lui-même, refuse par crainte d’être irrémédiablement sous une étiquette et ce n’est qu’en 1962 qu’il fera sa première exposition personnelle.
Cette exposition a une histoire incroyable, raconte la conservatrice du musée. Il faut dire qu’avec Clovis Trouille, on n’est jamais dans la banalité, tout ce qui lui arrive est saugrenu, amusant, voire déroutant… En 1962, une jeune femme italienne, Ornella Volta, publie chez Jean-Jacques Pauvert un ouvrage consacré aux vampires. Elle connaît l’œuvre du peintre, car elle est proche des surrréalistes, et elle lui demande si elle peut reproduire certaines de ses œuvres pour illustrer son ouvrage. Sous le charme, il accepte et pour la soirée de lancement de l’ouvrage elle lui propose d’organiser une première rétrospective. Elle trouve un lieu dans le 6ème arrondissement de Paris, ‘La lanterne magique’, une boutique de brocanteur spécialisée dans les objets bizarres, les objets de cirque. Et c’est au milieu de ce fatras d’objets forains qu’elle installe une douzaine de  toiles de Clovis Trouille que le tout Paris intellectuel et artistique s‘empresse de venir voir ». Des toiles exposées au milieu de dizaines de chauve-souris en papier de soie gris ou noir, découpées par leur auteur…  

"vernissage"


C'est à Salvador Dali qu'il doit son goût pour une technique picturale soignée, proche de l'exactitude photographique tout en gardant son style anticonformiste. Dali qui restera son grand ami.
Sensible aux ornements, aux costumes religieux, à la pompe des cérémonies, il trouve dans cette solennité, sous son air tranquille, matière à exprimer ses conceptions anticléricales, antimorales et antisociales : ces robes, ces costumes, ces déguisements, offrent pour lui un charme trouble, équivoque, et subversif, et l'envie de dévoiler tout ce qui se cache dessous ou derrière .

"le magicien"

Sa peinture magnifiquement libre, lumineuse et exaltant la couleur et la liberté des moeurs, fait de lui un peintre totalement à part dans la mouvance surréaliste.

Avez-vous remarqué les sexes des femmes un peu partout ?
Ils sont représentés par des chauve-souris, bestioles qu'il affectionne énormément, elles sont le symbole des fruits défendus et sanguinaires.

"La grasse matinée", 1955/1962

Le saviez-vous?
Clovis Trouille détestait se séparer de ses toiles. Son plus grand collectionneur, celui qui parle le mieux de lui aussi, est Daniel Filipacchi. éditeur et patron de presse, raconte dans Beaux-Arts magazine, que pour obtenir le droit d’avoir quelques toiles du maître, il fallait accepter de les lui rendre, régulièrement… “Clovis Trouille ne voulait rien vendre. Je lui ai proposé de faire un livre sur lui. Nous sommes devenus amis et il m’a cédé une toile représentant des bonnes sœurs s’embrassant. Un peu plus tard, il m’appelle et me demande de lui rapporter la toile… J’étais un peu inquiet pensant qu’il cherchait à la récupérer. Il m’a simplement dit qu’il voulait la garder quelques jours et quand il me l’a restituée, il avait ajouté quelque chose: la bonne sœur dans le trou, captivée par la scène du baiser entre deux nonnes. Un an plus tard, il me demande de revenir encore une fois avec le tableau. Et encore une fois il le garde pendant plusieurs jours. Quand il me le rend, il a ajouté deux petits livres de messe tombés sur le sol. Une troisième fois, Clovis Trouille me fait savoir qu’il voudrait encore ajouter un petit détail à son œuvre “inachevée”. Cette fois, il garde la toile assez longtemps et quand il me la rend, je n’ai pas tout de suite remarqué ce “petit détail” : un grain de beauté sur la cuisse dénudée de la bonne sœur.”

sublime.... "le rêve claustral", 1952... je ne m'en lasse pas.
Vous le voyez le grain de beauté ?

L’humour n'est pas en reste dans son oeuvre, comme :
"la rue des enfants trouvés"


"la voyeuse"

et lorsqu’il met en scène ses propres funérailles :
"Mon tombeau", 1947/1962


"Mes funérailles", 1945



Passionné de lecture, ses tableaux se nourrissent aussi de références à la littérature  (Le Bateau ivre ) ou à la peinture classique, par exemple Le rêve d’Alice qui renvoie à l’embarquement pour Cythère de Watteau.

Dans la vie, il était comment ? « Quelqu’un de tout à fait charmant, qui se tenait très bien et plutôt un dandy. Il aimait bien les calembours, mais pas trop la vulgarité », répond le petit-fils, Henri Lambert. Son souhait ? Créer une fondation, adossée à un mécène ou un musée.
Clovis Trouille « était un homme très cultivé, sa passion était les livres et la poésie. Et quand il venait à l’Isle Adam – c’était toujours un événement – on parlait davantage poésie que peinture », se souvient Henri Lambert.


Encore ?


"La costaude de la bastoche"


"le salon"


"la danseuse du ventre au bordel"


"Faites-moi cygne"


"le bikini"


Après une existence plutôt tranquille pour un anarchiste obsédé par le sexe et la mort, Clovis Trouille décède à Paris en 1975 à l’âge de 86 ans. L’histoire ne dit pas si des spectres de femmes nues dansent la nuit autour de son tombeau.

J'aime son côté choc, sa précision, l'érotisme qui jaillit là où on ne s'y attend pas. J'aime sa folie joyeuse, cette absurdité qui a toujours un sens. Il ne se donne pas de limites. Du loufoque intelligent, de l'absurde . Impression que ses toiles pleines de sarcasme éclatent d'un grand rire diabolique.
Quant à l'homme, c'est son esprit libertaire et discret qui me plait.

Et vous ?

Sources :
Site de l'association Clovis Trouille crée par son petit-fils : http://www.clovistrouille.net/ Vous y trouverez quelques objets et pourquoi pas des reproductions si le porte-monnaie vous en dit.
Les 400culs : http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2009/12/de-clovis-trouille-on-…
http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2008/06/le-vice-qui-fou.html
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 07:30 Répondre en citant  
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  Nine


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Inscrit le: 14 Sep 2009
Messages: 586
situation virtuelle: fée du net.....
grade: confiturière en chef

Merci pour ce reportage plus qu'intéressant, qui détient ses oeuvres au final ?
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 07:50 Répondre en citant  
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  agathe
Invité


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Merci roucoule ! chapeau pour ce résumé !
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 11:46 Répondre en citant  
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  Alligator 427
Invité


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Pierre Molinier

Une estime artistique réciproque unit ces dexu marginaux du surréalisme, mêm si Molinier ne s'en défand pas aussi aprement que Trouille.
Si trouille est plus dans une provoquation iconoclaste paradoxale de par son soucis de rester dans une peinture des plus figurative de forme, molinier, lui pousse la provoquation érotique un cran plus haut, se mettant en scéne avec un gout de souffre nettement plus poussé que celui de Duchamp en Rrose Sélavy photographié par Man Ray.
Molinier lui, est d'avantage dans une démarche d'exhibition de ses fantasmes que dans celle de trouille qui est de les détourner pour dénoncer les absurdités de la bienpensance.
L'éros au service de la cause ou plutot de l'anti cause de Trouille versus l'eros au service de l'exibition de soi chez Molinier
Cependant, molinier pousse l'une des prises de position au sujet de la représenttion picturale de Trouille, estimant que l'ultra réalisme est mort avec l'avénement de la photographie, en utilisant cette technique pour faire de la création dépeingnt les mondes interrieurs.
Là ou Trouille utilise les pigments pour matérialiser des concepts ou plutot des critiques de concepts, Molinier ,à l'instar de man ray, utilise la pellicule dans la mêm démarche de rendre palpable l'imaginaire.
Mais si man ray reste sage dans sa provoquation accadémique( accadémique selon les critéres Dada, j'entends si tant est que j'ose ce paradoxe...)
Molinier, par la déviance sexuelle qu'il ressents le besoin d'exprimer sors des lignes directrices de Breton et de ses disciples. Une autre façon de pousser dans ses retranchements l'exploration des fantasmagories, à l'opposé d'un Tangy par exemple qui reste des plus éthéré en frolant mêm le symbolisme du passé dans ses vapeurs pâles

Un goût de la chaire qui réveille les pulsions d'une société endormie dans une bienpensance qui traumatisa Trouille et brida Molinier qui fini par se suicider

Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 11:51 Répondre en citant  
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  Alligator 427
Invité


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Trouille, c'est un enorme coup de couer partagé avec une amie chére lors du passage de l'expo Voyou Voyant Voyeur.
J'aime beaucoups sa démarche personelle de peintre du dimanche et cette façon de dire sa douleur non dans le pathos, mais dans la joyeuse bacchanale.
Les citations multiples dans ses toiles titillant l'intellect et faisant toute la différence entre un écorché qui saigne et un "faussaire de génie ayant du talent pour lui même" qualificatif donné par Michelle Arnaud à Môssiuer Gainsbourg pour qui j'ai ausi une grande estime!
Trouille c' est un rapport à l'art aux antipodes des showmens tels que Dali ou Gainsbourg, justement, et en cela, le gout de ses provoquation posséde une saveur toute particuliére pour moi.

Une peinture non dans l'apparat mais dans l'exorcisme et en cela il rejoint pour parite Molinier dont j'ai parlé plus haut
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 13:54 Répondre en citant  
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  roucoule
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Nine a écrit:
Merci pour ce reportage plus qu'intéressant, qui détient ses oeuvres au final ?

Le siège de l’association Clovis Trouille se trouve à l’Isle Adam, le petit-fils du peintre est lui-même Adamois et la famille est toujours propriétaire de la quasi-totalité du fonds d’atelier Wink
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 14:13 Répondre en citant  
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  roucoule
Invité


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Alligator 427 a écrit:

Un goût de la chaire qui réveille les pulsions d'une société endormie dans une bienpensante qui traumatisa Trouille et brida Molinier qui fini par se suicider

Oui sauf que rien n'est sûr pour l'éveil des pulsions Cool

Alligator 427 a écrit:

Une peinture non dans l'apparat mais dans l'exorcisme et en cela il rejoint pour parite Molinier dont j'ai parlé plus haut

Oui et non.
Trouille se différencie toujours par son allégresse (même dans le grave). Disons que son exorcisme est plus subtil, plus raffiné et surtout plus drôle malgré les contextes.
Le travail de Molinier est un peu à part de celui de Trouille en ce que l’humour en est absent.
La dimension tragique est prépondérante dans son œuvre, qu’il s’agisse de photo, de dessin ou de peinture contrairement à Trouille.
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 15:21 Répondre en citant  
Message
  Jack
Invité


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j'adore et est ce que ces oeuvres sont visibles a l’Isle Adam ?
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 21:10 Répondre en citant  
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  roucoule
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Ah..... je me suis posée la même question et j'ai pas la réponse, faudrait demander sur le site de l'association Smile
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 23:17 Répondre en citant  
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  Alligator 427
Invité


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Ben Trouille tout comem Molinier ont leur univers propre évidement...On peut jouer au jeu des différences aussi. Le tragique, quoi que, le comique de Trouille faut pas se leurrer, c'est du cynisme. C'est pas parce que c'est plein de jolies couleurs que c'est léger
Entre l'humour pince sans rire de Margritte pour rester au rayon surréalistes et satellites et le désancheentement de trouille, y'a une sacré marge
Les chauves souris, animaux malaimés, créatures de la nuit, vestiges des dragons, c'est pas du tout un choix anodin...les placer sur "l 'origine du monde" biensouvent pas d'avaentage!

Aprés on peut le trouver drole comme un Brel qui grince des dents, Trouille...

Molinier ne vise pas le mêm but. Molinier exprime et défend pour lui et les siens. Trouille est dans la rage primale( au delà d'une expression trés travaillée et totu sauf primitive)
Molinier est pour là ou Trouille est contre, mais ils naviguent, en terre érotique j'entends, dans lla même direction
Et surtout ils emploient l'image et ses détournements aux mêmes fins que les sur réalistes, peingnat la réalité intime au delà, (sur) la réalité.
Molinier a peint aussi, mais je trouvais ses photos plus interessantes

"Paris,19 mars 1965

Trés cher Pierre Molinier,
Je trouve en venant de Vesly( Eure) votre bel envoi avec le timbre de la poste daté du 9 mars, jour de mon départ à la campagne. Je sius navré de n'avoir pu vous remercier aussitôt, mais il n'y a eu en cela nulle impolitesse de ma part.

Je suis émerveillé de ce bel ouvrage qui aura une belle place dans ma bibliothéque. Félicitations chaleureuses mon cher. Couverture splendide. J'ai beaucoups aimé ces éclats de gemmes que vous mettez dans les chaussures, les fonds et les chevelures. Ces trouvailles sont bien à vous. Vous peignez avec des émaux( les femelles amoureuses). Vos fonds sont speldides et soutiennet bien l'imagination magnifiquement hantée de vos sujets sadiques, tous heureusement composés. L'angoisse révoltée est une merveille de couleur. Aussi Skin d'amourdo et Cuhninate au rougeoiement infernal/ Tous les clichés noir et blancs sont aussi du plus vif interret. Mais je vous remercie perticuliérement d'avoir joint une photo couleur du Temps de la mort, plus grande que celle que vous m'avez déjà envoyée et que je vais aussi encadrer, en la protégeant de la lumiére décolorante. Merci, cher ami, de ce joli cadeau souvenir, de cette toile que j'aimais particuliérement. Tout en ce livre a une tenue artistique qui ne faiblit nulle part. J'espére avoir l'occasion de vous être aussi agréable si cette manifestation se produit, croyez que je ne vous oublierai pas.

Amicalement et trés affectrueusement,
Votre Camille Clovis Trouille"

Je ùme êrùets de citer cette correspondance pour donner l'avis de trouille sur le travai lde son ami.

Source
"Vooyant vouyou voyeurs, autrou de Clovis Trouille1889-1975
Collectif. Ed Somogy
Clovis Trouille...
 MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:44  
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